Décolonisation du Sahara Occidental: Le rapport secret de l’ONU qu’ils refusent de révéler
Certains ont tout essayé pour étouffer des vérités sur les dérives coloniales du makhzen...

Dès le départ, le Makhzen a bafoué le droit international en étouffant par la force la résistance sahraouie incarnée par le Front POLISARIO, seul représentant légitime reconnu par l’Union africaine et nombre de pays. Le rapport dénonce avec vigueur cette annexion criminelle, soutenue par une diplomatie marocaine agressive et manipulatrice qui bloque toutes les initiatives de paix et d’autodétermination.
Le Makhzen et ses alliés occidentaux : complices d’une annexion illégale
Le rapport souligne avec fermeté la stratégie délibérée du Maroc, soutenu par ses alliés occidentaux, notamment les États-Unis et la France. Ces puissances ont sciemment choisi de soutenir l’occupation militaire et économique du territoire, confortant ainsi l’injustice et la répression contre le peuple sahraoui. Cette alliance stratégique maintient ouverte une plaie coloniale au cœur de l’Afrique, sous le silence complice des instances internationales.
Le Front POLISARIO : seul représentant légitime d’un peuple opprimé
Face à cette entreprise coloniale, le Front POLISARIO incarne la résistance légitime du peuple sahraoui, reconnue par l’Union africaine et plusieurs nations. Rydbeck rappelle que ce mouvement porte la voix d’un peuple déterminé à exercer son droit inaliénable à décider de son avenir, en dépit des tentatives systématiques du Makhzen de l’effacer par la force, la négation et la répression systématique.
Le rôle irremplaçable de l’Algérie dans la solidarité sahraouie
Alors que le Maroc impose une occupation brutale, l’Algérie offre un refuge et un soutien constant aux Sahraouis exilés à Tindouf. Cette solidarité, fondée sur le respect des droits des peuples à la liberté, constitue un pilier essentiel dans la survie du peuple sahraoui face à une politique coloniale qui le condamne à l’exil, à la souffrance et à la précarité depuis près de cinquante ans.
L’ONU paralysée par les jeux d’influence, victime du lobbying marocain
Le rapport fustige l’ONU, institution fondée pour garantir la paix et le respect du droit international, mais aujourd’hui paralysée par les rivalités politiques. Sous l’influence du Makhzen et de ses alliés, le Conseil de sécurité s’embourbe dans l’inaction et les dérobades, maintenant ainsi l’impasse. Plus qu’un simple échec institutionnel, c’est une trahison des principes mêmes de la décolonisation qui est dénoncée.
Appel à une mobilisation internationale urgente et sans compromis
Olof Rydbeck exhorte la communauté internationale à reprendre fermement ses responsabilités. Il demande la mise en œuvre d’un cessez-le-feu réel sous supervision onusienne, l’organisation d’un référendum libre et transparent garantissant l’autodétermination, et le renforcement immédiat de l’aide humanitaire indispensable pour les réfugiés sahraouis, premières victimes de cette occupation.
Une vérité qui dérange : la perpétuation d’un crime colonial au cœur de l’Afrique
Le rapport expose une vérité dérangeante : l’occupation marocaine perdure parce que la communauté internationale a choisi la complaisance. En sacrifiant les droits des Sahraouis aux intérêts géopolitiques et économiques, l’ONU et les grandes puissances cautionnent cyniquement une colonisation prolongée, véritable Nakba sahraouie encore inachevée dans le continent africain.
La résistance sahraouie : un exemple de dignité et de persévérance
Malgré la répression, l’exil et le mépris délétère de la communauté internationale, le peuple sahraoui continue de résister avec une détermination inébranlable. Son combat, mené par le Front POLISARIO et la République arabe démocratique sahraouie (RASD), reste un phare d’espoir, rappelant que même la force la plus brutale ne peut étouffer un droit légitime à la liberté et à la justice.
Ce qu’il faut savoir sur le rapport d’Olof Rydbeck
Le rapport inédit d’Olof Rydbeck sur la mission qu’il a menée en 1975-1976 en tant que Représentant spécial du secrétaire général de l’ONU pour le Sahara occidental met en lumière une mise à nu de la colonisation marocaine dans ce territoire. Sa mission, mandatée par le secrétaire général Kurt Waldheim, avait pour but d’évaluer la situation politique et militaire après le retrait de l’Espagne et l’invasion maroco-mauritanienne.
Contexte et Objectifs de la Mission
Rydbeck a effectué une mission exploratoire visant à déterminer les conditions d’exercice du droit à l’autodétermination du peuple sahraoui. Sa visite initiale se concentra sur le territoire, mais sans rencontrer la population sahraouie déplacée. La seconde phase l’amena à rencontrer des représentants sahraouis en exil, principalement à Tindouf en Algérie, notamment des membres du Front Polisario.
Observations Clés de Rydbeck
• La présence militaire marocaine était massive et oppressante sur le territoire, avec un contrôle quasi total.
• Les populations civiles, surtout les jeunes hommes, étaient majoritairement absentes des villes principales (El Aaiún, Dakhla, Smara), en raison notamment de l’exode forcé et de la guerre.
• Rydbeck constatait une absence quasi totale d’opposition expressément politique visible dans les zones occupées, attribuant cela à une répression sévère et à des manifestations orchestrées pro-Maroc.
• Il reçut des preuves directes de répression et d’atteintes aux droits humains, y compris le bombardement avec des armes prohibées (napalm, phosphore blanc) des civils sahraouis, ainsi que le transfert forcé de populations pour modifier la démographie.
• Rydbeck signala que la consultation véritable et libre des sahraouis était devenue impossible sur le territoire en raison de la situation militaire et politique.
• Lors de sa deuxième mission, il rencontra des réfugiés sahraouis et des dirigeants du Polisario, qui rejetaient les revendications marocaines et réclamaient un référendum libre et supervisé par l’ONU.
Réactions et Conséquences Diplomatiques
• Le rapport de Rydbeck ne fut jamais rendu public ni débattu officiellement à l’ONU, preuve d’une certaine censure diplomatique. Il fut jugé politiquement trop sensible.
• La mission fut rejetée par le Maroc et la Mauritanie après que Rydbeck eut rencontré des représentants du Polisario, qui furent considérés comme « persona non grata ».
• La communauté internationale, notamment la France et les États-Unis, soutint en pratique le contrôle marocain, tout en maintenant une ambiguïté légale sur la souveraineté.
• L’Espagne, bien que puissance administrante de jure, se désengagea sans assurer la décolonisation et demeura impliquée au travers d’intérêts économiques dans le territoire.
• L’Algérie fut le seul État à défendre fermement le droit à l’autodétermination sahraoui et à soutenir le Polisario.
Analyse et Héritage
Cette mission dévoile les limites et l’échec de la médiation de l’ONU face à des enjeux géopolitiques complexes où la colonisation de fait se transforme en occupation soutenue par des intérêts stratégiques et économiques. Rydbeck a documenté la réalité brutale de la colonisation marocaine et la marginalisation du peuple sahraoui dans la diplomatie internationale. Ce rapport inédit rend compte d’une « mise à nu » de cette colonisation, en soulignant notamment les violations graves des droits humains et le rôle passif, voire complice, des puissances internationales. L’impasse diplomatique actuelle est largement héritée de cette période et des choix politiques qui ont ignoré la justice et le droit international.
Ce document constitue une source cruciale pour reconsidérer l’histoire du conflit au Sahara occidental et comprendre les dynamiques de la colonisation marocaine avec le soutien implicite de certains États à l’ONU, ainsi que l’effacement de la voix sahraouie dans le processus de décolonisation.
K. H.




