CAAT : Des chiffres et des ambitions qui rassurent…

La CAAT qui s’est dotée d’une nouvelle identité visuelle se dit « prête à relever les défis futurs » notamment avec la prochaine promulgation d’une reglementation inhérente au secteur.

Nacer Sais, son PDG explique : «La CAAT, deuxième société du secteur en termes de chiffre d’affaires global et assureur numéro 1 des risques industriels, termine 2023 avec un chiffre d’affaires de 28.5 milliards DA, en évolution par rapport à 2022 et une marge de solvabilité de l’ordre de 34 milliards de DA ».

En marge du séminaire baptisé «Partners day», tenu ce matin à l’hôtel El Aurassi, en présence d’un panel d’experts nationaux et internationaux, Nacer Sais s’est longuement étalé sur les ambitions de la compagnie d’assurance, dont il a la charge, qui vient de procéder à l’augmentation de  son capital de 20 à 25 milliards de DA et de renforcer, ainsi, sa solvabilité et sa capacité d’accompagnement des assurés et des remboursements.

La CAAT a mis en place un plan de developpement à moyen terme (2023-2025).

Ce dernier sera axé sur deux volets à savoir ; accéder à la diversification de son portefeuille d’affaires par le développement, entre autres, de nouveaux segments d’activités et le renforcement de sa position sur le marché.

En ce sens, le responsable de la CAAT fait mention de la signature d’un partenariat avec les fonds algériens des startups et la mise en œuvre d’un nouveau produit 100% digital qui s’adresse aux startups (convention d’accompagnement).

Le secteur de l’assurance à la croisée des chemins.

Outre la nouvelle identité visuelle qui illustre la nouvelle stratégie de modernisation, il convient de relever que la CAAT procède, également, au developpement de ses outils de gestion, de son management et sa façon d’intervenir sur le marché.

«Nous sommes conscients que le secteur des assurances est à la croisée des chemins» a indiqué le premier responsable de la CAAT en évoquant «le changement inéluctable» qui va s’opérer dans le secteur et se dit «s’y préparer en douceur pour effectuer cette mutation».

Il est question, alors, du nouveau rôle assigné aux compagnies d’assurance appelées à s’impliquer et participer davantage dans le developpement économique du pays à travers la diversification des sources de financement.

L’assurance face aux risques climatiques et la cybercriminalité.

L’impact des changements climatiques est une réalité à laquelle les compagnies d’assurance se doivent de s’adapter.

A ce titre, le PDG de la CAAT parle de ces risques récurrents à l’image des tremblements de terre, feux de forets, inondations, sécheresse etc. ainsi que les risques liés au developpement technologique.

Il s’agit, alors, de la nécessité de se défaire des procédés traditionnels et les remplacer par des mécanismes plus efficients de manière à réinventer le système d’assurance dans un cadre plus élargi qui pourrait être d’ordre international (solidarité internationale).

Il précise : « pour faire face à ces risques les compagnies d’assurance quelle que soit leur capacité financière ne pourront jamais apporter les réponses attendues (seuils d’indemnisation souvent exorbitants) et doivent agir en appui à l’intervention de l’Etat dans le cadre d’un dispositif à mettre en œuvre au sein duquel les assureurs et les réassureurs seront en première ligne et l’Etat sera le garant ultime comme cala a été le cas suite au séisme de Boumerdes».

Nabila Saidoun

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