BNP Paribas visée par une enquête pour crimes contre l’humanité au Soudan

L’implication du groupe bancaire est de nature à rappeler la puissance de l’argent et le peu de scrupules qui persistent à empoisonner les pratiques de la finance internationale au détriment des droits de l’homme.

Article choisi par Malika Oubraham.

 

 

 

BNP Paribas visée par une enquête en France pour crimes contre l’humanité au Soudan.

Accusée de «complicité de crimes contre l’humanité» au Soudan, la banque française BNP Paribas est désormais visée par une enquête en France.

Des ONG ont obtenu en août cet été l’ouverture d’une enquête en France visant la banque française BNP Paribas, accusée de «complicité de crimes contre l’humanité» au Soudan, a annoncé jeudi la Fédération internationale des droits de l’Homme (FIDH) sur Twitter.

Le double jeu transatlantique de BNP Paribas sur les migrants.

Cette information judiciaire a été ouverte le 26 août au tribunal de Paris pour «complicité de crimes contre l’humanité, de génocide et d’actes de torture et de barbarie», près d’un an après le dépôt d’une plainte avec constitution de partie civile par la FIDH, la Ligue des droits de l’Homme (LDH) et neuf militants soudanais ayant fui leur pays, a confirmé à l’AFP une source judiciaire.

La plainte avec constitution de partie civile entraîne quasi-automatiquement la désignation d’un juge d’instruction pour mener les investigations.

Malgré l’affaire Khashoggi, BNP Paribas aide Riyad à emprunter 7,5 milliards de dollars.

La première banque européenne, déjà visée par une enquête pour complicité de crimes contre l’humanité lors du génocide au Rwanda, est accusée par les plaignants de ne pas avoir respecté l’embargo contre le régime d’Omar el-Béchir, destitué en 2019.

Elle s’est ainsi selon eux rendue complice de crimes commis entre 2002 et 2008, en particulier au Darfour, région meurtrie depuis par une guerre civile qui a fait plus de 300.000 morts, selon l’Onu.

AFP et Sputnik

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