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Ilhan Omar accuse l’administration Trump de vouloir l’emprisonner et l’expulser à cause de sa religion

Par Kahina Hammoudi 

La représentante démocrate du Minnesota, Ilhan Omar, a accusé l’administration du président Donald Trump de chercher à l’emprisonner et à la déporter en raison de sa foi musulmane et de ses origines somaliennes. Selon elle, la campagne menée contre elle vise à la faire sortir du Congrès et à l’empêcher d’influencer les lois américaines.

Ces accusations interviennent après la perquisition de son domicile de Washington le 12 octobre, dans le cadre d’une enquête fédérale sur ses documents d’immigration et sa citoyenneté. Trump a ensuite déclaré qu’Omar « pourrait aller en prison » ou être déportée, tout en exigeant sa démission immédiate et en remettant en cause son identité — des allégations qu’elle conteste et pour lesquelles aucune accusation pénale n’a été annoncée.

Pour Omar, il ne s’agit pas d’une simple enquête, mais d’une tentative d’intimidation politique ciblant une femme musulmane, réfugiée et progressiste qui refuse de se soumettre. Elle estime que ses adversaires considèrent qu’une personne de son origine et de sa religion « ne devrait pas siéger au Congrès » ni peser sur les décisions du pays.

L’affaire illustre, selon ses défenseurs, une dérive inquiétante : l’utilisation de l’appareil sécuritaire et du débat sur l’immigration pour s’attaquer à une élue en raison de son identité. L’enquête pourrait, si des preuves étaient établies devant un tribunal, aboutir à une déchéance de nationalité et à une expulsion, mais ces issues restent à ce stade des objectifs annoncés par l’administration, non des décisions judiciaires.

K. H. 

 

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