Ahmed Attaf : la voix algérienne qui alerte sur le terrorisme au Sahel
Ahmed Attaf, ministre des Affaires étrangères d’Algérie, met en garde contre l’explosion du terrorisme au Sahel et la multiplication des coups d’État en Afrique. Son appel à une réponse internationale urgente résonne comme un cri d’alarme pour la paix et la stabilité du continent
Par Kahina Hammoudi
Le chef de la diplomatie algérienne, Ahmed Attaf, a haussé le ton avec une rare gravité pour dénoncer l’explosion silencieuse du terrorisme en Afrique.
Tandis que d’autres régions du globe respirent mieux, le Sahel s’est imposé comme l’épicentre noir et sanglant de cette plaie mondiale. Ignorée, minimisée, cette tragédie qui ravage des États et broie des vies africaines se perpétue dans un silence complice et international difficilement justifiable.
Lors du Sommet Afrique-Europe en Angola, consacré à la paix, la sécurité et la gouvernance, Ahmed Attaf convoque la conscience collective. Il dépeint un monde en pleine déroute, un enchaînement de crises et d’incertitudes dont le continent africain paie le prix fort. Ce temps troublé impose, selon lui, une alerte rouge, une urgence que les puissances mondiales semblent refuser d’entendre, laissant l’Afrique seule face à l’orage.
Plus alarmant encore, Attaf sonne la charge contre la recrudescence inquiétante des coups d’État. Ce phénomène, loin d’être un feu de paille, s’installe durablement, remettant en cause toute perspective d’un retour à l’ordre constitutionnel.
Un tableau noir d’une Afrique prise en étau entre menace terroriste, instabilité politique et indifférence internationale. Dans ce contexte, l’Algérie et ses voix diplomatiques portent un cri d’alerte qui se veut aussi un appel à la responsabilité mondiale.
Cette voix, rugissante et claire, exhorte à ne pas détourner le regard, à ne pas abandonner le continent à ses démons. Il ne s’agit pas d’une simple crise régionale, mais d’un défi global dont l’issue conditionnera la sécurité de tous. Une Afrique déstabilisée, livrée à la terreur, c’est le monde entier qui vacille.
K. H.





