Agression Israélienne contre Ghaza: Le règne de la loi du plus fort

Le massacre de Gaza aura bientôt deux mois.

Durant plus de 50 jours, l’armée sioniste bombarde sans relâche, ni ménagement. Enfants, femmes et des citoyens palestiniens innocents meurent chaque jour, par dizaines.

Nous ne sommes plus dans le détail. Mais dans un massacre de masse. Devant ce crime, il est même indécent d’évoquer les autres dégâts causés à la population : l’absence de médicaments, d’eau, nourriture et surtout la destruction des habitations, mettant les habitants dans une situation de précarité absolue.

S’il est loisible de comprendre qu’Israël est dans son «rôle de violer des territoires, ne pas respecter le droit international et tuer des Palestiniens», l’impuissance de la communauté internationale et des organisations du système des Nations-Unies est la parfaite illustration de la faillite collective de l’humanité.

Personne n’est capable, aujourd’hui, de défendre un peuple qui est en train de subir l’un des pires massacres de l’après-guerre mondiale.

Pourtant, voilà plus de 75 ans que les nations libres ont décidé de créer un système, celui des Nations-Unies, susceptible d’être l’arbitre, le juge qui doit trancher les conflits entre les Etats. Mais comme l’a souligné mardi à Alger Mme Mary Lawlor, Rapporteuse spéciale sur la situation des défenseurs des droits de l’homme, ce système des Nations-Unies est pris en otage par les 5 grandes puissances du Conseil de Sécurité (Etats-Unis, Russie, Chine, France et Grande-Bretagne).

Par leurs vétos successifs –chacune des puissances l’utilisent selon ses intérêts- ils ont complètement travesti et vidé de sa substance l’Organisation des Nations-Unies. Pis, ils sont les seuls et véritables décideurs lorsque leurs intérêts ou ceux de leurs alliés sont en jeu.

Ils peuvent bloquer toute autre initiative visant à calmer les appétits trop dévorant d’un pays ou arrêter une agression contre un peuple innocent, tout comme ils peuvent se passer du droit international lorsque cela les arrange.

Les Américains n’ont-ils pas attaqué l’Irak, en 2003, sans mandat de l’ONU ? Israël ne fait-il pas ce que bon lui semble contre toute légalité internationale ?

Tout cela se résume en une notion : c’est la loi du plus fort qui prime dans le monde d’aujourd’hui comme dans le monde primitif. Seuls les instruments et les technologies ont changé.

L’Homme ne parvient pas à se départir de ses instincts de domination. Le reste n’est que discours des bien-pensants qui entonnent tout le temps que l’homme moderne est pacifiste. Ce qu’il se passe en Palestine démontre que c’est faux.

Akli O.

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