l’Algérie , membre de la banque des BRICS : Au delà du prestige, les dividendes…

L’information ne plaira pas à tout le monde.

l’Algérie a gagné sa place au sein de la NBD,  Banque des Brics,  et ce après avoir satisfait aux conditions liées au processus d’admission,comme l’a souligné la présidente de cette institution.

Autrement dit, n’est pas membre qui veut.

À vrai dire , l’Algérie gagne au change. Entre une place dans les BRICS en qualité de membre observateur ou un accès actif dans le portefeuille d’une banque qui aura son poids sur l’échiquier mondial, le choix est vite fait.

Stratégiquement et au delà de tout prestige, l’économie algérienne se voit assortie d’une solvabilité confirmée par cette institution bancaire dont l’accès au capital exige un certain degré de rigueur.

l’Algérie gagne ainsi en crédit. Les paramètres qui ont présidé à son admission sont ceux là même que le FMI et la Banque Mondiale avaient d’ailleurs certifiés. Une croissance qui s’affiche, un endettement extérieur quasi nul, une production de devises hors hydrocarbures qui commence à s’affirmer et surtout un code des investissements qui se met aux standards internationaux.

Autant d’indicateurs qui viennent s’ajouter aux grands chantiers ( les mines) lancés par l’Algérie. Ces éléments constituent des facteurs d’appréciation déterminant l’opportunité d’ouvrir l’accès à l’Algérie.

Les critères sont en réalité plus complexes que les conditions qui déterminent l’adhésion au groupe des BRICS.

Ainsi l’Algérie devient le neuvième membre de cette banque.

L’on se rappelle que ce projet consistant à faire de l’Algérie un pays actionnaire dans cette banque avait été annoncé par Abdelmadjid Tebboune qui évoquait une participation à hauteur de 1,5 milliards de dollars comme premier apport.

En réalité, l’intérêt de compter parmi les membres de la NBD a une signification autrement plus consistante pour l’Algérie qui trouve ainsi un moyen d’internationalisation pour son économie et de s’inscrire aux côtés de grandes puissances économiques,à l’instar de la Chine, dans la construction d’une nouvelle alternative de financement du développement.

Une alternative aux instruments et organes qui dominent le monde et dictent leurs règles financières qui ne sont pas toujours innocentes au sens politique.

En s’associant à cet édifice qui tend à tracer le nouvel ordre financier mondial qui viendrait ainsi rééquilibrer les forces économiques et offrir des alternatives autres que celles des institutions classiques comme le FMI, la Banque Mondiale et les établissements européens aux fils politiques bien établis, l’Algérie anticipe sur un avenir où la redistribution des cartes tiendra assurément compte de sa présence. En tant qu’actionnaire d’un nouvel outil de financement du développement.

En clair, l’Algérie de par ce nouveau statut disposera non seulement d’un droit de regard sur certains aspects de gestion et de destination des fonds alloués,mais mieux encore, elle gagnera en influence sur l’échiquier économique mondial qui s’annonce. Celui qui naîtra inéluctablement au lendemain du bilan du conflit Russo-ukrainien , de son coût sur les économies de certains pays ainsi que des conséquences devant peser sur l’économie mondiale, notamment après les tensions et les drames  qui touchent le moyen orient et la Palestine en Particulier.

l’Algérie à travers sa présence dans la banque des BRICS marque son équidistance économique entre les deux blocs qui s’affrontent par monnaies interposées.

C’est une forme d’acompte sur  l’avenir. Et l’Algérie vient d’acquérir des droits pour envisager une feuille de route économique qui la place à l’international…

Enfin, il est utile de rappeler qu’en 2023, l’Algérie n’avait pas été admise à la qualité de membre observateur au sein des BRICS. On lui avait curieusement préféré des pays surendettés, telle l’Argentine ( en état de détresse financière) , l’Égypte et l’Éthiopie notamment, dont le PIB est inférieur à celui de l’Algérie. Ces pays croulent également sous des taux d’inflation à deux chiffres.

K.A

 

 

 

 

Articles similaires

Bouton retour en haut de la page