Quotas en hausse, marché sous surveillance : l’Opep+ maintient sa trajectoire

Par Nadera Rebiai
Alger reconduit sa participation à l’ajustement mensuel, sur fond de normalisation progressive à Ormuz.
Réunis en ligne dimanche, les ministres de l’Opep+ ont acté une nouvelle augmentation de 188 000 barils par jour pour août, l’Algérie, l’Arabie saoudite, la Russie, l’Irak, le Koweït, le Kazakhstan et Oman reconduisant ainsi le rythme adopté depuis plusieurs mois consécutifs.
Une hausse qui n’étonne plus personne
Le communiqué de l’organisation ne fait que confirmer une trajectoire déjà bien identifiée par les marchés.
Cette augmentation de 188 000 barils par jour correspond exactement au rythme anticipé par les analystes, à l’image de Giovanni Staunovo, d’UBS, qui évoquait cette continuité avant même l’annonce officielle.
Le geste s’inscrit dans une logique de réintroduction progressive des volumes suspendus depuis 2023, engagée mois après mois par les sept pays qui pilotent désormais la politique de production de l’alliance depuis le départ des Émirats arabes unis.
Le détroit d’Ormuz, variable décisive
Si les quotas grimpent, la production réelle raconte une autre histoire….Entre le premier trimestre et le mois de mai, la production cumulée de l’Arabie saoudite, de l’Irak et du Koweït avait chuté d’environ 6 millions de barils par jour, conséquence directe du blocage du détroit d’Ormuz pendant la guerre au Moyen-Orient, depuis, la situation évolue : le trafic maritime dans le détroit s’est nettement redressé, porté par les avancées des négociations entre Washington et Téhéran à Doha.
Ce que dit le prix du jour
Le Brent s’échange aujourd’hui à 72,12 dollars, un niveau proche de celui observé avant l’embrasement de fin février, les cours restent pour l’instant plus sensibles aux nouvelles diplomatiques concernant le détroit d’Ormuz qu’aux ajustements mensuels de quotas décidés par l’Opep+.
N.R




