Victoire de Genève : la justice suisse reconnaît le génocide et blanchit les militants de la Palestine
Par Kahina Hammoudi
Genève vient de crier au monde une vérité que tant d’États tentent d’étouffer : le génocide à Gaza est réel. Et surtout, dénoncer ce génocide n’est pas un crime. Cinq militants du Collectif Urgence Palestine, des retraités engagés dans la lutte pacifique pour la Palestine, ont vu leurs contraventions annulées par un tribunal genevois. La juge a admis ce que tant de puissances refusent de nommer : la solidarité avec les Palestiniens est un droit, pas une faute.
Une décision historique en plein cœur de l’Europe
À Genève, le tribunal vient de rendre un arrêt qui fera date dans toute l’Europe. Premier pas significatif d’une justice qui ose dire l’indicible : reconnaître officiellement qu’un génocide est en cours. Cette reconnaissance, venue d’un juge suisse, brise le silence occidental fabriqué autour de la destruction de Gaza.
Le tribunal genevois a posé trois pierres fondamentales à cette décision :
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Il reconnaît qu’un génocide est en cours à Gaza, là où plus de 54 000 Palestiniens ont déjà été massacrés depuis le 7 octobre 2023.
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Il juge qu’aucun motif ne justifie de sanctionner des militants pacifiques qui manifestent pour arrêter ce génocide.
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Il rappelle que la liberté d’expression protège la désobéissance civile non violente, et que réprimer ces mobilisations est incompatible avec les valeurs démocratiques.
Des retraités blanchis par la justice
Sanctionnés pour avoir manifesté «au mauvais endroit», ces cinq membres du Collectif Urgence Palestine voient enfin leurs contraventions annulées. La juge a admis les circonstances exceptionnelles que représente la dénonciation pacifique d’un génocide.
Ces militants, quiOrganisaient des rassemblements hebdomadaires en soutien à Gaza, avaient été contraints de payer le prix fort pour leur engagement. Faute d’autorisations, le Collectif Urgence Palestine se rassemble presque quotidiennement à Bel-Air, à Genève, quitte à payer le prix fort en amendes salées.
Mais aujourd’hui, la justice dit leur vérité à ceux qui veulent criminaliser la solidarité.
La criminalisation de la lutte pour la Palestine
Cette victoire genevoise s’inscrit dans un combat plus large contre la tentative de criminaliser la lutte pour la libération de la Palestine. Le Collectif Urgence Palestine et le CETIM ont déjà saisi l’ONU pour contester cette vague de répression qui vise les défenseurs des droits des Palestiniens.
En mai 2025, le gouvernement français avait tenté de dissoudre Urgence Palestine, une décision que Amnesty International a qualifiée de «menace contre les défenseurs des droits palestiniens». Pourtant, à Genève, la justice dit non à cette criminalisation.
Quand la CIJ ouvre la voie
La décision du tribunal genevois ne vient pas seule. Elle s’inscrit dans le sillage de l’ordonnance historique de la Cour internationale de Justice (CIJ) du 26 janvier 2024. À La Haye, la CIJ avait déjà ordonné à Israël de prévenir tout acte de génocide contre les Palestiniens à Gaza, reconnaissant qu’il existait des «preuves plausibles» que l’État hébreu commettait des actes de génocide.
Amnesty International, de son côté, a rassemblé suffisamment d’éléments pour conclure qu’Israël a commis –et continue de commettre– un génocide contre les Palestinien·ne·s à Gaza.
Une victoire cruciale pour les droits humains
Cette décision de Genève est plus qu’un arrêt judicial : c’est un acte de résistance contre l’impunité sioniste. Elle dit aux militants du monde entier que défendre les droits humains n’est pas un crime. Elle dit aux États que réprimer la solidarité avec la Palestine est incompatible avec la démocratie.
À travers cette victoire, la justice suisse refuse de criminaliser la solidarité avec la Palestine. Elle ouvre une brèche dans le mur du silence occidental. Elle permet aux militants de continuer à crier : Gaza n’est pas seul.
Le silence occidental craque
Pendant que certains États tentent de dissoudre les collectifs pro-Palestine, pendant que d’autres criminalisent la désobéissance civile, Genève vient de poser une pierre à l’édifice de la justice internationale. Cette décision craque le silence fabriqué autour du génocide.
Mais la bataille continue. Les militants du Collectif Urgence Palestine ne baissent pas les armes. Ils savent que reconnaître le génocide ne suffit pas : il faut l’arrêter.
Derrière chaque contravention annulée, il y a des vies palestiniennes. Derrière chaque militant blanchi, il y a des enfants de Gaza qui meurent sous les bombes. Derrière cette victoire genevoise, il y a la promesse que la solidarité ne sera jamais un crime.
K. H.




