Sarkozy condamné : la justice frappe fort, bientôt derrière les barreaux

Par Kahina Hammoudi

Plus de quinze jours après sa condamnation retentissante pour «association de malfaiteurs », Nicolas Sarkozy connaît enfin le jour de son incarcération.

Ce lundi, devant le parquet national financier au tribunal de Paris, la sentence a été officialisée : l’ex-président sera emprisonné le 21 octobre à la prison de la Santé, en plein cœur de Paris.

Cet établissement du 14e arrondissement n’est pas un simple lieu de détention ; il abrite un quartier spécialisé pour les détenus vulnérables.

À 70 ans, reconnu et déchu, Sarkozy pourrait y être placé, mais pas question d’une quelconque faveur. Hugo Vitry, représentant de Force ouvrière, rappelait à BFMTV en septembre : « Chaque cellule est la même, sans privilège aucun ».

La chute ne s’arrête pas là. Dans cette affaire tordue, plusieurs des proches de Sarkozy ont aussi été condamnés.

Claude Guéant, ex-directeur de cabinet de l’ancien chef de l’État, écope de six ans de prison pour corruption passive, avec un sursis lié à sa santé, mais devra débourser 30 000 euros à l’association anticorruption Anticor.

Brice Hortefeux, lui, a été condamné à deux ans de prison, aménageables sous bracelet électronique, assortis d’une amende de 50 000 euros.Plus de trois mois d’un procès qui a dévoilé l’ampleur de la forfaiture.

Le Parquet national financier n’y est pas allé par quatre chemins, dénonçant « un pacte de corruption faustien avec l’un des dictateurs les plus infâmes de ces trente dernières années ».

Sarkozy, qualifié de « commanditaire » de ce financement illégal, a été reconnu coupable le 25 septembre pour avoir organisé ce système obscène, permettant à ses collaborateurs d’aller chercher l’appui de la Libye de Mouammar Kadhafi pour financer sa campagne électorale de 2007.

L’heure de la reddition des comptes a sonné. La République exsangue semble enfin tourner la page sur l’impunité de ses puissants.

K. H.

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