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Ebola: les pays de la Communauté d’Afrique de l’Est se réunissent pour tenter de coordonner leur réponse à l’épidémie

Les ministres de la Santé des huit pays membres de la Communauté d'Afrique de l'Est (EAC) se réunissent lundi 1er et mardi 2 juin pour tenter d'harmoniser leur réponse à l'épidémie d'Ebola dont l'épicentre se trouve en Ituri, dans l'est de la RDC. Un rendez-vous dont la temporalité interroge puisqu'il intervient plus de deux semaines après la déclaration officielle de la maladie et que l'EAC dit avoir déjà activé plusieurs mécanismes techniques de coordination et de surveillance sanitaire.

Comment empêcher Ebola de franchir de nouvelles frontières en Afrique de l’Est ? Depuis ce lundi 1er juin, les ministres de la Santé des États membres de la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC) sont réunis pour tenter de résoudre ce problème et coordonner leur réponse à l’épidémie qui touche principalement la RDC et l’Ouganda. Objectif : éviter que chaque pays ne réagisse de son côté.

Dans cette perspective, plusieurs mesures sont à l’étude, notamment une surveillance accrue aux frontières, dans les aéroports et aux points de passage terrestres entre les différents pays de la zone. 

Mais alors que depuis le début de l’épidémie, plusieurs capitales ont déjà renforcé les contrôles aux différents points d’accès à leur territoire, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) estime, elle, que cette stratégie peut se révéler risquée car elle est susceptible d’encourager les passages clandestins et de rendre par conséquent plus difficile le suivi des personnes potentiellement infectées. 

 
 

Face à cette inquiétude, Diana Atwine, secrétaire permanente du ministère ougandais de la Santé, se veut elle rassurante, assurant que si les dépistages se poursuivent aux points d’entrée officiels des pays de l’EAC, les forces de sécurité ont aussi renforcé la surveillance des passages informels.

Une réunion dont la temporalité interroge

Parmi les autres mesures à l’étude figurent également le déploiement de neuf laboratoires mobiles dans les pays touchés par le virus – notamment dans la région congolaise de l’Ituri, épicentre de l’épidémie – et la mise en place d’une cellule de crise régionale. « L’objectif est de pouvoir tester rapidement les cas suspects, identifier les personnes infectées et les isoler sans délai afin de limiter la propagation du virus », explique à ce propos Diana Atwine.

Si les participants à la réunion doivent se retrouver ce mardi 2 juin pour examiner les recommandations des experts et décider des prochaines étapes de la riposte régionale, la temporalité avec laquelle ce rendez-vous a été fixé ne cesse toutefois d’interroger : il intervient en effet plus de deux semaines après la déclaration officielle de l’épidémie, le 15 mai, et alors que l’EAC dit avoir déjà activé plusieurs mécanismes techniques de coordination et de surveillance sanitaire.

Des critiques sur une réaction tardive de la Communauté d’Afrique de l’Est dont Diana Atwine ne veut, elle, pas entendre parler. « Je rappelle à ce propos que les réunions n’ont jamais cessé : il y a deux semaines encore, nous nous sommes réunis à Kampala avec des représentants de la RDC, du Soudan du Sud et de l’Ouganda, tient-elle par exemple à rappeler. Peut-être que ces rencontres ne portaient pas officiellement le nom de l’EAC, mais les discussions ont bien eu lieu, au moins entre l’Ouganda et la RDC. Or, c’est un processus qui demande du temps, notamment parce qu’il faut obtenir l’accord des autorités congolaises avant d’intervenir sur leur territoire. Beaucoup de travail a déjà été accompli ! »

R. I. 

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