Hausse des prix des viandes : Les justificatifs de Yacine Oualid

La filière des viandes rouges en Algérie est loin d’être un exemple de stabilité et les retombées sur les consommateurs ne sont que le reflet d’une crise réelle engendrée notamment par une offre relativement faible.
Par ailleurs, les prix qui varient en moyenne entre 2 500 et 3 000 DA le kilogramme ne sont pas à la portée de tous.
Il en est de même pour les prix des viandes bovines et ovines importées fraîches, qui ont enregistré une hausse significative bien qu’ils soient plafonnés par des textes de loi (Journal officiel n°26 du 14 avril 2024, Décret exécutif n°24‑133 du 9 avril 2024).
S’exprimant à ce sujet, le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, Yacine El‑Mahdi Oualid, a assuré que « le véritable problème de la filière de la viande rouge ne réside pas dans le nombre de têtes de bétail, mais dans la hausse des coûts de production, ce qui explique la cherté des prix pour le consommateur ».
Présidant, mercredi, la cérémonie de célébration du 60e anniversaire de la création de l’Institut national de la recherche agronomique d’Algérie (INRAA) à El Harrach, en compagnie du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Kamel Baddari, M. Oualid a précisé que l’écart de prix entre les viandes locales et importées met en évidence l’ampleur du défi lié au coût élevé de la production locale.
Le ministre a, dans ce sens, insisté sur « la réduction du coût de production des viandes rouges, en passant à un système de production moderne, et sur le développement de races locales à haut rendement pour les viandes blanches ».
À ce propos, il a appelé à l’adoption de solutions scientifiques innovantes, moins coûteuses et plus efficaces, ainsi qu’au renforcement des études scientifiques dans le domaine de l’alimentation du bétail, afin de réduire les coûts. Il a préconisé la transition vers un système de production moderne fondé sur la recherche scientifique plutôt que sur des méthodes traditionnelles, tout en œuvrant au développement de races locales reconnues pour leur qualité.
Concernant la filière des viandes blanches, le ministre a estimé nécessaire de réduire la dépendance aux intrants importés de l’étranger et de développer des races locales à haut rendement.
Y. O.




