Algérie, vers un deuxième rapport national volontaire sur l’Agenda 2030

Un atelier consultatif s’est tenu mardi 28 avril 2026 à Alger pour l’élaboration du deuxième rapport national volontaire (RNV) de l’Algérie relatif aux Objectifs de développement durable (ODD) de l’Agenda 2030 des Nations unies. Ce rapport servira de base à la présentation de l’Algérie lors du forum politique de haut niveau de l’ONU, prévu en juillet prochain à New York, sous l’égide du Conseil économique et social (ECOSOC).
Une démarche participative et politique
L’atelier, organisé par le Conseil national économique, social et environnemental (CNESE) et co‑piloté par le secrétaire d’État auprès du ministère des Affaires étrangères, Sofiane Chaib, et le président du CNESE, Mohamed Boukhari, réunit des représentants du gouvernement, de plusieurs secteurs ministériels, du Parlement, de la société civile, du milieu académique ainsi que des agences onusiennes présentes en Algérie.
Dans son intervention, Omar Rekkache a rappelé le choix de l’Algérie d’intégrer volontairement les ODD dans ses politiques publiques, y compris via la consécration des principes de développement durable dans la Constitution de 2020. Il a souligné que le rapport national volontaire est autant un instrument de suivi des politiques qu’un «mécanisme diplomatique stratégique» destiné à renforcer la position de l’Algérie sur la scène internationale et à valoriser son modèle de développement équilibré entre dimensions économique, sociale et environnementale.
Un rôle de porte‑parole pour l’Afrique en développement
Le PNUD, à travers sa représentante résidente Natasha Van Rijn, a salué l’initiative comme une preuve de maturité institutionnelle et de culture démocratique, soulignant la nature participative du processus qui rassemble une large palette d’acteurs. Selon elle, ce rapport devrait «renforcer la position de l’Algérie parmi les pays les plus avancés en Afrique dans la mise en œuvre de l’Agenda 2030» et consolider son rôle de leader régional dans la gouvernance climatique, la transition énergétique et la protection du capital humain.
L’atelier inclut deux sous‑groupes de travail (économique et social) afin de recueillir des recommandations et des analyses approfondies, qui serviront à doter le futur rapport d’une dimension scientifique et opérationnelle, en lien avec les fragilités structurelles du modèle de développement national et avec les priorités exprimées par les citoyens, les universités et les acteurs de la société civile.
R. N.




