Ouargla : La gestion judicieuse des données, socle fondamental de réussite de la transition numérique

La gestion judicieuse des données, à l’ère de la transition numérique et de l’intelligence artificielle (IA), constitue un socle fondamental pour la réussite de cette transition et l’édification d’une économie du savoir, a affirmé, mardi à Ouargla, le président de l’Autorité nationale de protection des données personnelles (ANPDP), Samir Bourhil.
S’exprimant lors d’une journée d’étude intitulée « Stratégie de protection de la vie privée et gouvernance de la sécurité des données, à l’ère du numérique et de l’IA », M. Bourhil a affirmé que la gouvernance des données reste, en plus de son caractère technique, un socle stratégique pour le succès du processus de transition numérique et l’édification d’une économie du savoir.
Le cadre juridique de la protection des données constitue un levier fondamental, constitutionnellement consacrée, pour garantir la préservation des droits et renforcer la confiance à l’égard de l’environnement numérique, a-t-il ajouté, soulignant que la réussite des pays dans le domaine de la transition numérique est évaluée par rapport à leur capacité de protection des données personnelles et de renforcement de la confiance des citoyens en leurs institutions.
Et d’ajouter que la gouvernance de la sécurité des données est une nécessité stratégique, requérant l’implication des différents acteurs, experts, académiciens, entreprises économiques et composantes de la société civile, à l’effet de mettre en place un système numérique fiable et responsable.
Le président de l’ANPDP a également mis en avant la mission de l’université dans la vulgarisation de la numérisation, la formation des compétences par le soutien de la recherche scientifique et le développement de solutions innovantes en cybersécurité et protection des données personnelles.
Le programme de cette rencontre a comporté la présentation par des experts, des informaticiens et des représentants de corps sécuritaires, d’une série de communications et d’exposés ayant trait au cadre juridique et réglementaire de la protection des données en Algérie, aux engagements des institutions, des développeurs d’applications, des start-up activant dans le domaine de l’IA et des systèmes intégrés et données exploitées, ainsi qu’aux mécanismes de lutte contre la cybercriminalité, et la protection de la souveraineté numérique.
Cette journée d’étude a été enrichie d’un atelier pratique en direction des étudiants et enseignants, axé sur l’élaboration de stratégies de confidentialité pour les applications et les systèmes numériques, étayé d’explications sur la collecte, le traitement et la protection des données, conformément aux cadres juridiques en vigueur.
La Présidente de la commission d’organisation, Khadidja Ameur, a indiqué que cette rencontre scientifique entre dans le cadre des efforts de l’université pour l’ancrage de la conscience numérique auprès des différents acteurs, ajoutant qu’elle vise à vulgariser l’importance de la protection des données personnelles et le renforcement de l’exploitation sécurisée et responsable des technologies modernes.
R. N.




