Maroc : À Rabat, la révolte gronde contre la trahison du Makhzen

Par Kahina Hammoudi
Une imposante marée humaine a submergé Rabat dimanche, des milliers de voix unies scandant leur dégoût face à la normalisation abjecte entre le régime du Makhzen et l’entité sioniste, tout en serrant les rangs autour d’un peuple palestinien martyrisé par l’occupant. Dans les ruelles de la capitale, sous un ciel plombé, cette clameur populaire défie un pacte scélérat qui, depuis 2020, noie le Maroc dans la misère et les expulsions, reléguant ses citoyens au rang de parias au profit d’intérêts sionistes voraces.
Contexte : expulsions brutales et scandale urbain
À Rabat même, les bulldozers du Makhzen ont rasé des quartiers entiers ces dernières semaines, chassant des milliers de familles sans préavis ni relogement décent – une politique de « terre brûlée » qui viole Constitution et droits humains. Budget de 15 millions de dirhams pour démolir 50 000 m² de bidonvilles, au nom d’une «requalification» qui pue la spoliation : terres offertes à la mafia immobilière, familles jetées sous la pluie dans des terrains vagues sans eau, écoles ou emplois. Ce scandale urbain, écho des récents drames à Casablanca, expose un royaume où le peuple paie le prix de l’alliance avec Tel-Aviv .
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La marche géante de dimanche
Dès l’aube, place Bab El Hadid, les drapeaux palestiniens ont fleuri, portés par une foule en furie qui a serpenté à travers les artères de Rabat. «À bas la normalisation ! Non au sionisme ! Gaza affamée !», ont-ils hurlé, pancartes à l’appui, à l’appel du Groupe d’action national pour la Palestine. Le PJD, le PPS et l’UGTM ont fusionné leurs rangs, preuve d’un rejet viscéral qui transcende les clivages : une convergence populaire contre les «hautes instructions» qui vendent l’âme arabe.
Abdelhafid Sriti, coordinateur national, a tonné dans une allocution enflammée : «Rompons toutes relations avec l’entité sioniste ! Suivons les Européens qui claquent la porte !» Rachid Fellouli, de l’initiative marocaine pour la Palestine, a martelé la volonté unanime : «Fin de la honteuse coopération, solidarité avec Gaza !» Malgré les matraques et Pegasus – ce spyware israélien qui traque militants et journalistes –, le peuple tient bon face à la répression.
Trahison et misère post-normalisation
Depuis le tweet de Trump en 2020, la normalisation a accéléré la descente aux enfers : inflation galopante, 2,6 millions sous-alimentés, expropriations massives pour projets luxueux sionistes. Le Makhzen réprime, espionne, expulse – mais le peuple marocain résiste, sa dignité intacte face à l’arrogance royale. Cette révolte de Rabat n’est pas un sursaut isolé : c’est le cri d’un peuple trahi, prêt à renverser les chaînes du néocolonialisme.
K. H.




