Le pape Léon XIV sur son séjour en Algérie : «Une visite bénie» en Algérie, terre de Saint-Augustin

Par Kahina Hammoudi
Sur le vol d’Alger vers Yaoundé, escale camerounaise de son périple africain, le pape Léon XIV a qualifié son séjour algérien de « visite bénie». Devant la presse embarquée, il a salué «un signe de la bonté, de la générosité et du respect» manifestés par le peuple et le gouvernement algériens envers le Saint-Siège et lui-même.
Souverain pontife au verbe mesuré, il a loué l’Église catholique locale, «petite mais importante». Il y voit la preuve d’un respect algérien pour le christianisme, malgré une identité musulmane affirmée. «Les Algériens honorent profondément la mémoire de saint Augustin, grand fils de leur terre», a-t-il lancé, tissant un pont entre passé et présent.
À Annaba, l’antique Hippone, le retour sur les pas de l’évêque augustinien prend une dimension spirituelle majeure. «Figure du passé qui parle de tradition et des premiers siècles de l’Église, mais toujours vivante aujourd’hui», insiste-t-il. Ce pèlerinage symbolique renoue avec une mémoire partagée, ancrée dans le sol maghrébin.
Le moment fort ? La communion avec le recteur de la Grande mosquée d’Alger, dans la salle de prière. Là, Léon XIV martèle l’unité au-delà des faiths : «Même avec des croyances et des rites différents, nous pouvons vivre ensemble en paix». Un message pour un monde fracturé, qu’il exhorte à promouvoir par un «témoignage commun». Avant de remercier les journalistes, il conclut : «C’est ce que nous offrirons lors de ce voyage apostolique».
Une visite qui scelle, une fois de plus, le dialogue des civilisations en Algérie.
K. H.




