Djazagro 2026 : l’industrie agroalimentaire algérienne brille à Alger

Par Kahina Hammoudi
Du 12 au 15 avril, le Palais des expositions d’Alger vibrera au rythme de la 23e édition de Djazagro, le salon qui impose l’agroalimentaire comme fer de lance de l’économie nationale. Près de 700 exposants de 28 pays, 26 000 visiteurs pros : les chiffres claquent, et ils traduisent une réalité implacable – l’Algérie muscle son jeu sur la scène mondiale.
Une participation nationale record, un signal fort
De la matière première aux produits finis, en passant par machines et services, toute la chaîne est là. Mais c’est la vague des opérateurs algériens qui frappe : record absolu, selon les organisateurs. Lors d’une conférence de presse mercredi à Alger, Nabil Bey-Boumezrag, commissaire du salon, l’a martelé : « Une opportunité majeure pour nouer partenariats étrangers et conquérir de nouveaux marchés. Nos producteurs montrent leur savoir-faire, point final. » Dynamisme croissant, oui – et ça se voit.
Djazagro dépasse la simple expo. Forums autour de trois axes brûlants : exportations, sécurité alimentaire, innovation. Des défis que l’Algérie affronte de front, au milieu des soubresauts économiques et technologiques. Côté « Djaz’Innov », l’édition explose : candidatures algériennes en pagaille. « Une mobilisation exceptionnelle », jubile Chantal de Lamotte, directrice du salon. Or, argent, bronze : nos entreprises raflent la mise, prouvant l’excellence made in DZ.
Emballage, formation : les leviers de la compétitivité
L’emballage ? Plus un détail, un enjeu vital. Verre, métal, plastique, bois : les matériaux dictent sécurité, qualité, durabilité. Lamotte insiste : « C’est la clé de notre compétitivité. » Et la formation suit : pôle renforcé, six établissements sur place pour former les talents. Succès fou l’an dernier, engouement des étudiants cette fois – l’avenir se forge ici.
Djazagro n’est pas qu’une vitrine, c’est un tremplin. Visiteurs nationaux et internationaux affluent, contrats en vue. Dans un pays qui pousse la production locale et diversifie ses exportations, ce salon devient stratégique. Pour les entreprises algériennes, c’est l’heure de saisir la balle au bond : rayonner en Afrique, au Moyen-Orient, au-delà. Une aubaine à ne pas rater.
K. H.




