Cisjordanie : grève générale contre la loi sur l’exécution des prisonniers

Les habitants des villes de la Cisjordanie en Palestine occupée ont observé, ce mercredi, une grève générale pour protester contre une loi adoptée par le parlement sioniste prévoyant l’exécution de prisonniers palestiniens.
Selon le Centre palestinien d’information, cet appel à la mobilisation, lancé par les factions palestiniennes, a été largement suivi dans l’ensemble des secteurs vitaux. Les établissements scolaires et universitaires ont été totalement fermés, y compris les plateformes d’enseignement à distance, tandis que les transports publics ont été paralysés. Les employés du secteur public ont également cessé le travail, et les banques ainsi que les institutions financières ont suspendu leurs activités.
Dans plusieurs grandes villes, notamment Ramallah, Al Khalil, Jénine et Naplouse, les rues sont restées quasi désertes dès les premières heures de la matinée, illustrant l’ampleur de la mobilisation.
Cette grève intervient après l’adoption, lundi, par le parlement sioniste d’un projet de loi autorisant l’exécution par pendaison de prisonniers palestiniens, sur décision de l’administration pénitentiaire. Le texte permet de prononcer la peine capitale sans requête préalable du parquet et sans exigence d’unanimité, une majorité simple suffisant désormais pour valider la décision.
D’après des organisations mondiales de défense des droits humains, plus de 9 500 détenus palestiniens sont actuellement incarcérés dans les prisons sionistes, dont environ 350 enfants et 73 femmes. Ces détenus seraient soumis à des conditions de détention difficiles, marquées par des pratiques dénoncées comme des mauvais traitements, la privation de soins et des restrictions sévères, ayant conduit à la mort de certains prisonniers en détention.
R. I.




