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Les prix du pétrole dépassent les 83 dollars, sous l’effet du blocus iranien du détroit d’Ormuz

Les prix du pétrole dépassent 83 dollars suite au blocus iranien du détroit d’Ormuz en riposte aux attaques américano-sionistes. Analyse géopolitique et impact positif sur les recettes algériennes malgré les risques mondiaux.

Par Kahina Hammoudi 

Les contrats à terme sur le brut Brent ont grimpé mercredi 4 mars à 83 dollars le baril, en hausse de plus de 2% sur la séance, marquant leur plus haut niveau depuis janvier 2025. Le West Texas Intermediate (WTI) suivait la même tendance, s’établissant autour de 76 dollars, porté par les craintes d’une perturbation durable des approvisionnements mondiaux. Cette flambée s’inscrit dans un contexte de tensions exacerbées au Moyen-Orient, où l’Iran a ordonné la fermeture du détroit d’Ormuz en riposte aux attaques américano-sionistes.

Le blocus d’Ormuz au cœur de la crise

Les Gardiens de la Révolution iraniens ont interdit tout passage naval dans ce détroit stratégique, par lequel transite près de 20% du pétrole mondial, paralysant les exportations du Golfe. Cette mesure, annoncée fin février et confirmée ces derniers jours, a déjà bloqué des dizaines de navires, dont certains affrétés par des entreprises françaises, et visé des infrastructures aux Émirats et à Oman. Téhéran promet d’incendier quiconque tenterait de forcer le passage, accentuant le risque d’un choc pétrolier majeur.

Analyse géopolitique : escalade USA-Iran-entité sioniste

Le conflit s’est envenimé après des attaques américano-sionistes contre des sites iraniens, provoquant une riposte de Téhéran qui menace désormais l’ensemble du Golfe. Si l’escalade reste limitée pour l’instant, une prolongation pourrait impliquer l’Arabie saoudite ou le Qatar, déstabilisant la région et intégrant une prime de risque géopolitique durable aux cours. Les États-Unis, confiants grâce à leur production de schiste, misent sur une résolution rapide, mais Pékin, grand importateur iranien, observe avec inquiétude.

Conséquences économiques mondiales

La fermeture d’Ormuz resserre l’offre, propulse les prix vers des niveaux à trois chiffres et désorganise le commerce mondial, avec des répercussions sur les carburants et l’inflation. ExxonMobil table sur une autosuffisance américaine, mais l’Europe et l’Asie risquent des pénuries si le blocus perdure. Les experts prévoient un ralentissement économique global si les infrastructures pétrolières subissent davantage d’attaques.

Impact prolongé sur l’économie algérienne

Une hausse persistante des prix du baril au-delà de 80 dollars boosterait massivement les recettes d’hydrocarbures d’Alger, qui représentent plus de 90% des exportations et 50% du PIB. Le Sahara Blend, déjà en hausse de 2,50 dollars par rapport au Brent en février, verrait ses revenus bondir, améliorant la balance commerciale et finançant investissements publics. Toutefois, une dépendance excessive exposerait l’Algérie à une volatilité future, soulignant l’urgence de diversification malgré ce répit budgétaire providentiel.

K. H.

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