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Abdelaziz Medjahed : la visite de Tiani en Algérie, un signal fort pour l’Afrique du Sahel

Par Kahina Hammoudi

Dans un Sahel en ébullition, où les ombres des ingérences étrangères planent toujours, la visite du président nigérien Abdourahamane Tiani en Algérie, dès aujourd’hui, sonne comme un coup de tonnerre libérateur. Abdelaziz Medjahed, directeur général de l’Institut national d’études de stratégie globale (INESG), n’y va pas par quatre chemins : « C’est un gain pour toute l’Afrique. Cela conforte la voie et les choix de l’Algérie », lâche-t-il ce dimanche dans l’émission L’invité du jour de la Chaîne 3 de Radio Algérie.

Massinissa, le roi numide légendaire, l’avait dit il y a plus de deux millénaires : « L’Afrique aux Africains ». Ce cri de ralliement résonne plus que jamais. « Les Africains ont pris conscience de leur lourde responsabilité pour le bonheur de leur peuple », se réjouit Medjahed, balayant d’un revers de main les illusions d’un continent éternelle victime.

Le rappel à l’ordre diplomatique est clair. Jeudi dernier, le président Abdelmadjid Tebboune a ordonné le retour de l’ambassadeur algérien à Niamey. Un geste de paix pur, ancré dans l’ADN algérien. « L’Algérie a toujours éclairé les positions pour contrer les manipulations des puissances étrangères », insiste l’expert. Géographie stratégique, vision panafricaine : Alger assume ses devoirs envers voisins et continent entier.

Les preuves ? Elles abondent. La route transsaharienne Alger-Lagos, qui défie les sables pour unir le Nord au Sud. La voie Tindouf-Zouérate en Mauritanie. La dorsale à fibre optique transsaharienne. Les zones de libre-échange, comme celle d’El Mougar à Tindouf. Sans oublier l’Agence algérienne de coopération internationale (AICA), armée d’un milliard de dollars pour booster la gouvernance africaine via des projets concrets.

« Qui a lancé la politique du bon voisinage ? L’Algérie, depuis la Révolution. C’est identitaire, pas conjoncturel. La générosité coule dans nos veines », martèle Medjahed. Dans ce Sahel miné par les crises, Alger trace la route d’une Afrique souveraine, fraternelle et ambitieuse.

K. H.

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