IA : l’Algérie veut son modèle souverain, ancré dans ses valeurs

Par Kahina Hammoudi
L’intelligence artificielle envahit tous les secteurs. En un rien de temps, elle s’impose comme un moteur économique et un enjeu de souveraineté. L’Algérie l’a compris. Elle mise sur ses propres compétences pour bâtir « un modèle qui respecte nos valeurs, conçu par nous, à partir de nos données », lance le Pr Abdelmalik Bachir, directeur de l’École nationale supérieure de l’Intelligence artificielle (ENSIA).
Sur les ondes de Radio Chaîne 3, dans « L’Invité du jour », il décrypte les opportunités. Mais attention : l’IA est une « arme à double tranchant ». Il faut l’apprivoiser, l’utiliser avec responsabilité.
Les modèles actuels excellent en faits purs – science, techno. Fiables. Par contre, sur l’opinion, la subjectivité ? Tout dépend des données d’entraînement. Biais inclus. D’où l’urgence : un modèle national, fidèle à nos traditions, nourri de nos données.
Ça colle pile avec le dispositif de gouvernance des données lancé par le gouvernement. Le Premier ministre l’avait dit : intégrer l’IA là-dedans, et l’Algérie forge ses propres outils intelligents.
Former, retenir, innover
L’ENSIA attaque sur tous les fronts. Formations pointues, séjours à l’étranger. Pas que du technique : préparation au boulot réel. Et un écosystème pour l’emploi, pour stopper la fuite des cerveaux.
Le ministère de l’Enseignement supérieur a vu grand : une journée portes ouvertes, 150 entreprises de tous horizons. Résultat ? Des postes promis pour les étudiants.
« Il faut un écosystème économique innovant », martèle Bachir. Les talents filent vers l’excellence, les perspectives claires. L’Algérie doit les retenir. Point final.
K. H.




