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L’Algérie draine l’IFC vers une révolution agricole saharienne

Le ministre de l’Agriculture, Yacine Oualid, a serré la main hier dimanche à Alger d’une délégation de la Société financière internationale (IFC), emmenée par son vice-président pour l’Afrique, Ethiopis Tafara.

L’objectif ? Transformer les vastes potentialités agricoles du pays en un partenariat stratégique, loin des importations chroniques qui plombent encore la sécurité alimentaire nationale.Au menu de cette rencontre, un état des lieux franc : l’Algérie expose sa feuille de route pour moderniser son secteur agricole, centrée sur l’investissement massif – national comme étranger – dans la production, la transformation et l’export. Les atouts sahariens, ces terres immenses et sous-exploitées, trônent en vedette.

L’expérience accumulée dans l’agriculture du désert, tournée vers le durable et l’innovant, a visiblement séduit. Du côté de l’IFC, on promet du concret : appui technique et financier pour booster l’efficacité des productions, former les exportateurs aux normes internationales, ouvrir des portes sur de nouveaux marchés, et même lancer un incubateur pour les techs agricoles qui pourraient bien changer la donne.Les discussions n’ont pas esquivé les nœuds gordiens : financement innovant du secteur, assurance agricole pour blinder les fellahs contre les aléas climatiques, et mécanismes frais pour stabiliser les rendements.

Résultat des courses ? Un accord pour creuser le sillon : consultations techniques à venir, plan opérationnel en vue. L’Algérie, forte de ses ressources, pourrait bien signer là un tournant vers l’autosuffisance, à condition que les promesses se muent en actes sur le terrain.

R. N.

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