Train du désert Béchar-Gara Djebilet : Le talon de fer de l’Algérie prêt à rugir
À la veille de son inauguration par le président de la République Tebboune, le train du désert Béchar-Gara Djebilet s'apprête à transformer le Sahara algérien : 50 millions tonnes de fer/an, 15 000 emplois, fin des importations, hub régional vers l'Afrique. Le talon de fer de l'Algérie rugira demain.
Par Kahina Hammoudi
Sous un ciel de plomb où le Sahara avale les espoirs des imprudents, l’Algérie retient son souffle : le train du désert Béchar-Gara Djebilet est là, lové sur 950 km de sable impitoyable, attendant le signal du président Abdelmadjid Tebboune, jour doublement Historique. Ce n’est plus un projet : c’est une promesse qui palpite, prête à transformer les confins oubliés en cœur battant d’une nation.
Dans les dunes, un rêve prend chair
Imaginez : deux ans de sueur sous un soleil qui pardonne rien, des milliers d’hommes défiant les hamadas pour tracer cette veine d’acier. Demain, depuis Béchar, Tebboune donnera le coup d’envoi. Des rames jailliront à l’aube, reliant les âmes d’Abadla à Tindouf, emportant voyageurs et rêves vers des horizons neufs. Gara Djebilet, ce ventre gorgé de fer, s’ouvrira enfin, vomissant ses trésors vers le Nord, vers les usines, vers le monde.
Le Sud s’éveille, l’Algérie se redresse
Finis les camions qui saignent les routes et les poches : des convois titanesques, plus longs qu’un village, charrieront des montagnes de minerai, libérant des milliards engloutis en importations folles. Quinze mille familles verront un père, un frère rentrer avec un salaire ; des wilayas enclavées comme Hammaguir ou Tabelbala respireront l’air du progrès. Béchar deviendra phare, hub vers l’Afrique assoiffée de fer, et le grand Sud ne sera plus l’arrière-cour du pays.

Tebboune, artisan de la revanche saharienne
Le chef de l’État, silhouette ferme face au désert, scellera cette mue : adieu la dépendance noire, bonjour un rail qui file vers 15 000 km d’ici 2030, reliant hommes et richesses. Ce train n’est pas de fer seul : c’est le pouls d’une Algérie qui refuse le destin du sable mouvant, un talon invincible qui enfonce l’éperon dans le futur. Demain, il rugira pour de bon.
K. H.




