Augmentation du SNMG et de l’allocation chômage en 2026: Les incidences sur les travailleurs et sur le budget de l’ État

Par Khaled Remouche
Suite à la promesse du chef de l’Etat d’augmenter le SNMG et l’allocation chômage en 2026, le gouvernement à l’issue du dernier conseil des ministres vient d’entériner cette décision.
Le ministère des finances est chargé de définir les modalités de cette hausse des salaires des travailleurs qui aujourd’hui touche la frange de la population active qui perçoit un revenu de 20.000 dinars par mois selon l’actuel salaire minimum (SNMG).
Ce département ministériel doit préciser le taux d’augmentation en tenant compte des capacités financières de l’Etat.
Cette augmentation ne sera sensible sur le pouvoir d’achat de cette frange de la population vulnérable que si elle atteint 25 à 50 %, soit 5000 à 10.000 dinars de gain pour les salariés.
Ce seuil minimum de salaire s’applique de manière obligatoire aussi bien dans le secteur public ,le secteur privé que dans la fonction publique.
Mais il est important de savoir si cette mesure aura un effet boule de neige sur les autres salaires .
Le chef de l’Etat a bien précisé qu’elle s’adresse aux franges vulnérables de la population, c’est à dire à ceux qui touchent aujourd’hui 20.000 dinars .
Une fois que cette mesure sera appliquée, ce travailleur percevra le même salaire que celui qui est positionné à un grade supérieur . Un véritable casse tête .
A moins de tolérer l’effet boule de neige jusqu’à un salaire de 30.000 dinars à 35.000 dinars par mois. Ce qui représente un gros effort sur le budget de l’Etat qui déjà affichera en 2026 un énorme déficit. Pas seulement .
Des augmentations de salaires qu’il convient de saluer parce qu’elles permettent d’améliorer le pouvoir d’achat d’achat de la population active fragile et d’enrayer le processus de paupérisation de la population .
Quant à l’augmentation de l’allocation chômage, cela s’assimile à une extension du filet social aux jeunes sans emploi et sans ressources.
Mais cette aide ne doit pas constituer une incitation à la précarité mais beaucoup plus un appui momentané invitant à la recherche d’emploi et à l’insertion dans la vie professionnelle.
Ces augmentations de revenus permettront de mieux positionner l’Algérie dans le concert des nations en termes de revenu moyen par habitant.
Mais attention à l’inflation car celle ci pourrait absorber toutes ces augmentations de revenus. A moins de lier ces hausses à une augmentation de la productivité dans le secteur productif, à une croissance de l’économie et des investissements.
Il convient également de compenser ces dépenses par une meilleure appréhension de l’assiette fiscale et une meilleure collecte de l’impôt.
K.R




