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Paris subventionne une fête colonialiste au cœur de la ville

Le scandale ne s’arrête pas là : selon le Centre d’analyse du Sahara Occidental (CASO), la Ville de Paris a accordé en 2024 une subvention publique de 10 000 euros à ce même établissement.

 

Par Kahina Hammoudi 

Une opération de propagande masquée sous l’étiquette culturelle se prépare au sein de Paris. Le 23 novembre prochain, La Bellevilloise, symbole historique des combats sociaux et progressistes, accueillera un événement dédié à la célébration controversée de la « Marche verte », une initiative marocaine qui marque le début de l’occupation illégale du Sahara Occidental.

Le Centre d’analyse du Sahara Occidental (CASO) révèle un problème majeur : en 2024, la Ville de Paris a accordé une subvention publique de 10 000 euros à La Bellevilloise.

Cela signifie que les fonds des citoyens parisiens pourraient directement ou indirectement financer une célébration qui renforce la diplomatie coloniale marocaine.

Face à cette situation, le CASO crie au scandale : les ressources publiques ne doivent en aucun cas servir à financer les actions d’un État occupant.

Sous l’apparence conviviale d’une fête gastronomique, c’est un véritable discours visant à justifier une occupation condamnée par la communauté internationale qui est diffusé, sous le regard complice d’institutions trop souvent silencieuses.

Cette initiative montre aussi combien le Maroc cherche à s’implanter dans les sphères culturelles et économiques européennes, exploitant le manque d’attention – voire la tolérance – de certains organismes français.

Il est inacceptable que Paris, ville réputée pour ses valeurs de droits humains, devienne un terrain d’expression pour des régimes oppressifs.

Le CASO, fidèle à sa mission de lutte pour la justice au Sahara Occidental, exige une réponse claire de la mairie et invite La Bellevilloise à rendre des comptes.

En 2025, aucun lieu de liberté ne doit être détourné pour masquer une colonisation inacceptable.

K. H.

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