Relations Algéro-françaises : Optimisme pour une reprise à Paris

Par Merzak Tigrine 

Après le ministre français de l’intérieur, Laurent Nuñez, qui a fait part d’une invitation de son homologue algérien pour renouer le contact, c’est au tour du premier responsable du renseignement d’évoquer des « signes positifs » en provenance d’Alger.

Dans des déclarations sur les ondes de radio France Inter, Nicolas Lerner, a fait état de « signaux » positifs en provenance d’Algérie pour une « reprise du dialogue » avec la France.

Le directeur général du renseignement extérieur a déclaré : « aujourd’hui, nous avons des signaux qui viennent de la partie algérienne sur une volonté de reprise du dialogue ».

Il a précisé qu’il s’agit de « signaux à la fois publics et non publics ».

Nicolas Lerner a tenu à souligner que « la France y est prête, la France y était toujours prête » pour cette reprise des contacts avec Alger.

Il a rappelé que la France exigeait toujours la libération de l’écrivain franco-algérien Boualem Sansal, qui a fait l’objet ce lundi d’une demande de grâce du président allemand Steinmeyer au président algérien Abdelmadjid Tebboune pour des raisons humanitaires et le laisser se rendre en Allemagne pour se faire soigner.

Le directeur de la DGSE française a également évoqué le cas du journaliste Gleiz, emprisonné en Algérie pour « apologie du terrorisme ».

Pour Nicolas Lerner, il s’agit de « la crise la plus grave depuis l’indépendance » de l’Algérie, et a-t-il ajouté ce n’est dans « l’intérêt d’aucun des deux pays de rester dans cette situation de blocage ».

Il a tenu à souligner que « les canaux de communication n’ont jamais été coupés », durant toute l’année de coupure entre Paris et Alger.

M.T

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