Répression au Sahara Occidental : Quand le Makhzen étouffe la voix sahraouie

Par Kahina Hammoudi
Le Makhzen marocain frappe une nouvelle fois, dans sa traque implacable contre la liberté et la voix sahraouie.
Quatre jeunes étudiants sahraouis, fiers militants de la cause de leur peuple, ont été condamnés arbitrairement par une justice inféodée au régime colonial marocain.
Ces verdicts monstrueux sont une insulte brûlante à la dignité, une démonstration cruelle d’une politique répressive conçue pour étouffer à tout prix la lutte sacrée du Sahara Occidental.
Le Comité de défense des civils sahraouis, fer de lance du Collectif des défenseurs sahraouis des droits humains, dénonce sans détour ces décisions iniques.
Ces jeunes, prisonniers de leur engagement pacifique et légitime pour l’autodétermination, sont victimes d’un acharnement répressif qui vise à écraser toute once de résistance dans les universités marocaines, véritables bastions du combat sahraoui contre l’occupation et le pillage.
Il est impératif que la communauté internationale, les Nations unies et tous les défenseurs des libertés se lèvent urgemment pour briser cette chape de silence et protéger ces combattants enfermés uniquement pour avoir brandi l’étendard du droit et de la justice.
La détention de ces étudiants est une vengeance politique, une tentative honteuse de bâillonner un peuple qui refuse de mourir sous le joug colonial.
Le CODESA exige avec fermeté la libération immédiate et inconditionnelle de ces prisonniers politiques et l’arrêt de toutes les formes de harcèlement qui ciblent sans relâche les militants sahraouis.
Ce combat est celui de tous les opprimés, et il est grand temps que le monde prenne parti face à cette oppression systématique.
L’Association sahraouie des victimes des violations graves des droits de l’Homme tire également la sonnette d’alarme : cette répression méthodique et implacable s’inscrit dans le cadre d’une stratégie coloniale d’annihilation des droits fondamentaux du peuple sahraoui.
Le ciblage délibéré des étudiants sahraouis dans les universités marocaines n’est qu’une facette de ce projet de terraformation politique qui ose s’appliquer au détriment des libertés et de la justice.
Nous appelons donc toutes les forces progressistes et démocratiques à s’armer de solidarité et à combattre sans relâche cet ordre criminel d’un autre âge.
Le combat sahraoui est celui de la liberté, de la dignité et du refus catégorique du colonialisme qui, encore aujourd’hui, ensanglante la région et construit sa forteresse de l’injustice.Le monde ne saurait rester complice de ce silence meurtrier. La lutte des Sahraouis est une flamme à défendre, envers et contre tout, jusqu’à la victoire totale sur l’occupant marocain.
K. H.




