La 5G et ses promesses: Mobilis procède à des essais techniques réussis

Six fois plus rapide que la 4G et quatre fois moindre en termes de latence, la 5G signifie carrément un changement de paradigme dans des secteurs stratégiques.
L’opérateur de téléphonie mobile, Mobilis, a effectué, jeudi, des tests réussis pour la 5G dans le cadre des premiers essais de cette nouvelle technologie qui promet d’être révolutionnaire.
Présentée, à la presse, en avant première, Mobilis a offert une véritable immersion dans ce monde technologique futuriste qui offre une expérience de connectivité inégalée.
Farah Ouchaabane, directrice de la Communication d’ATM Mobilis a exprimé à l’occasion, « sa satisfaction quant aux résultats des tests effectués révélant une capacité inouïe de téléchargement rapide supporté par le réseau sans aucune altération de la qualité et des latences fortement réduites et nettement supérieures à celles de la 4G ».
Elle a également fait savoir que « la 5G ne se limite pas à une simple augmentation de la vitesse, mais ouvre, également, des perspectives invraisemblables à des applications innovantes dans des domaines variés, tels que la télémédecine, l’éducation et l’Internet des objets (IoT) ».
« De plus, les tests ont mis en lumière la capacité de la 5G à soutenir un nombre accru d’appareils connectés simultanément, ce qui constitue un atout majeur pour les zones urbaines densément peuplées, a-t-elle ajouté sans omettre d’évoquer l’impact de la 5G sur le monde des médias.
A ce propos Farah Ouchaabane parle de conditions de travail améliorées notamment pour la diffusion du fait d’une plus grande vitesse et annonce des formations dédiées aux journalistes dans différents domaines inhérents à leur activité.
Bien des points largement étayés par les cadres de Mobilis qui se sont consacrés, à leur tour, à répondre aux multiples interrogations des journalistes même si certains volets demeurent inconnus (liés à un cahier de charge).
Le lancement officiel de la 5G est prévu au second semestre de l’année en cours selon une déclaration du ministre en charge du secteur suivant les orientations du président de la république qui a donné récemment (conseil des ministres) son feu vert pour le déploiement de la 5G en vue d’accélérer la transformation numérique du pays.
Cette démonstration expérimentale à laquelle les journalistes ont eu droit a révélé des vitesses de connexion atteignant les 1,2 Gbps avec une latence fortement réduite.
Plusieurs essais effectués, à l’occasion, ont démontré, par ailleurs, différents uses case (usages possibles) de cette technologie avec entre autres des visites virtuelles des sites touristiques, cloud gaming et diffusion directe à travers des lunettes de réalité augmentée (RA).
Il est clair que le potentiel de la 5G est impressionnant voire révolutionnaire. Amine Zidouni, sous directeur des opérations maintenance et réseau en fait l’écho : «nous passons d’un réseau de communication à un réseau de service augurant un changement de paradigme » a-t-il soutenu.
Après avoir survolé les différentes étapes de développement technologique qui datent des années 80 avec uniquement de la voix pour passer dix ans plus tard au GSM et arriver, à présent, à la 5G.
C’est là que l’échange des données avec les machines est devenu trés rapide avec des latences trés faibles qui ouvre la voie à de nouveaux services.
Zidouni ira dans le détail en revelant que « l’infrastructure telle qu’elle est conçue rend la connexion plus stable et le réseau plus résilient car ça nécessite moins d’équipements ».
Il est question, alors, de répondre aux besoins des utilisateurs de façon plus performante dans divers domaines ; économie, agriculture, santé, éducation, gaming, Virtual reality (VR), mais aussi d’applications embarquées par la 5G qui démontre que les objets peuvent être des choses connectées attestant de l’avènement de l’ère d’intelligence.
À retenir en définitif, que «la 5G en general offre des débits trés hauts quelle que soit la technologie utilisée».
A la question de savoir si le passage de la 4G à la 5G va nécessiter des nouveaux investissements avec un changement radical ou partiel de ce qui existe, Zidouni explique : « ca dépendra de ce que l’operateur veut et de ce que le régulateur lui impose ».
En d’autres termes, le régulateur peut imposer un ancrage au réseau existant comme il peut vouloir un désencrage et avoir un réseau complètement indépendant ou le mix des deux ce qui correspond à la tendance mondiale.
Nabila Saidoun




