Remaniement ministériel: De l’opportunité de créer un ministère des Mines, un département pour l’agriculture Saharienne…

Au regard de la place stratégique accordée par le président Tebboune au secteur des mines , à l’agriculture saharienne et à la numérisation, la probabilité d’une nouvelle architecture au niveau des prochains ministères pourrait quelque peu se décliner.
Il ne serait pas surprenant à ce titre de voir le secteur des mines dissocié de celui de l’énergie et gagner ainsi un ministère plein. Un ministère des mines indépendant de celui de l’énergie.Une façon de redonner toute son envergure à ce département.
D’un autre côté l’intérêt accordé au développement agricole au sud du pays , secteur qui commence à susciter l’appétit de grands groupes, pourrait constituer un motif suffisant pour songer à la réhabilitation ou création d’un portefeuille ministériel entièrement dédié à l’agriculture saharienne.
La constitution du nouveau gouvernement, tant attendu , le premier qui s’annonce pour le second mandat du président de la république, au delà des noms des ministres, sera probablement inspiré par une nouvelle architecture que dictent les objectifs tournant autour de l’efficacité économique, célérité et…. compétence.
L’objectif prioritaire décliné par le président Tebboune consiste à libérer le pays de cette dépendance chronique aux hydrocarbures. Bien entendu, ce défi qui interpelle des choix judicieux et porteurs passe par l’impératif de porter un sérieux regard sur d’autres ressources qui pourraient constituer l’alternative, voire le salut de l’économie du pays, du moins pour son futur.
l’Algérie a désormais opté pour ce challenge: Exploiter les ressources minières. En faire des gisements de sécurité et d’avenir. Et sur ce plan, il faut rappeler le classement de l’Algérie aux premiers rangs notamment pour le minerai de fer ( 2 ème ou 3 ème réserve mondiale) le phosphate, ce produit de haute valeur stratégique qui intéresse l’alimentation ( l’Algérie se classe dans le top 5 mondial) ainsi que le zinc et le plomb qui placent le pays en haut des réserves. Il en est de même également pour les terres rares, cette matière essentielle pour les produits technologiques, dont regorgent les sous sols du pays.
Le ton est donné pour faire du secteur des mines, un argument de richesse du pays , désormais engagé à déterrer ses ressources.
Par ailleurs, il est à parier que certains ministères ne devraient pas changer de titulaires si l’on s’en tient à la logique des bilans et de l’efficacité sur le terrain.
Loin de toute spéculation, le ministère de l’habitat qui a l’un des plus gros défis à relever avec pas moins de 2 millions de logements à réaliser sur les 5 ans à venir, devrait échapper au remaniement qui s’annonce.
Le ministère de la numérisation qui a réalisé des prouesses insoupçonnées, notamment en matière de révision des bases de calculs du PIB et l’introduction de règles d’actualisation validées par les institutions de Breton Woods sur ce volet, ne devrait pas changer de titulaire, étant pleinement engagé dans un processus de généralisation de la numérisation.
Enfin, le ministère des finances dont le travail a suscité les bons points du FMI et de la Banque Mondiale notamment avec les chiffres et indicateurs positifs sur la croissance et maîtrise de l’inflation, devrait lui aussi «échapper» à ce remaniement.
K.A




