Energies renouvelables: Potentiel de 4000 Gigawatt pour l’Algérie dans l’éolien
Un expert de la Banque Mondiale en parle...

Si l’Algérie compte, aujourd’hui, un faible pourcentage de mix énergétique, la donne est loin d’être immuable à plus forte raison que le pays dispose d’un potentiel énorme en la matière.
C’est du moins ce qui ressort de la rencontre presse, tenue hier à Alger, par Husam Beides, représentant de la Banque Mondiale (BM) pour la région MENA en visite à Alger.
Cette rencontre fait suite aux ateliers organisés conjointement, les 23 et 24 janvier courant par le ministère de l’Energie et la BM durant lesquels un bilan de situation a été dressé.
« Nous avons soumis un rapport préliminaire aux responsables algériens. Le document appelé à être peaufiné aboutira à des conclusions finales dans les quelques mois à venir. En attendant d’autres rencontres suivront » a indiqué Husam Beides sans en dire davantage sur le contenu des ateliers.
Il en ressort, tout de même, des pistes de travail intéressantes à même de propulser l’Algérie pour jouer les premiers rôles dans la région. Il est question, alors, d’autogeneration, d’éolien et d’hydrogène mais aussi et surtout de fortes possibilités d’exportations avec des retombées économique de premier ordre.
Husam Beides restera vague sur le sujet mais donnera, toutefois, un indicateur qui vaut son pesant d’or : « le potentiel algérien en éolien est de l’ordre de 4000 Gigawatt » a-t-il révélé ajoutant : « il serait intéressant d’investir dans les infrastructures et privilégier la coopération régionale pour la mutualisation des réseaux de distribution de façon à constituer un grand marché ».
La Banque mondiale qui travaille avec l’Algérie depuis déjà une année sur ce dossier, procure, pour le moment, études et assistance technique.
Il est question, entre autres, d’évaluer le potentiel, de proposer des méthodes d’exploitation car plusieurs paramètres sont à prendre en considération ; identification des sites, la capacité technique, le contexte urbain, l’accès aux routes etc. et ce pour connaitre les coûts.
«Le défi majeur demeure, justement, dans la capacité à mobiliser les financements nécessaires » a-t-il insisté.
A ce titre, le représentant de la BM a plaidé pour inclure le privé dans l’équation estimant qu’ « il a un rôle pivot à jouer dans la concrétisation de ce vaste chantier de transition énergétique».
Nabila Saidoun




