Revalorisation de l’allocation touristique : Elle pourrait être indexée sur le revenu

L’allocation touristique accordée aux voyageurs algériens pourrait être revalorisée en fonction du revenu déclaré de tout prétendant au change.

Une sérieuse proposition a été officiellement introduite dans ce sens , selon une source avertie, proche du dossier.

Concrètement, il s’agit d’envisager d’indexer cette allocation sur le salaire voire le revenu déclaré. C’est à dire celui réellement perçu et dûment appuyé par les déclarations auprès des agences des caisses sociales ( CNAS ) pour les salariés et ( CASNOS ) pour les non salariés, fonctions libérales et autres opérateurs.

Actuellement et depuis de longues années, les algériens perçoivent une allocation touristique basée sur la contrepartie de 15000 DA, soit environ 85 à 9O euros. Une offre dérisoire, voire insignifiante qui contraint tous les candidats au voyage à aller  s’approvisionner en devises sur les marchés parallèles. Au prix fort.

Depuis la récente décision portant autorisation d’ouverture des bureaux de change au profit des citoyens qui pourraient ainsi accéder à une offre de devises dans le cadre de voyages touristiques, de formation et d’études ou missions professionnelles et enfin  de soins, la réflexion sur les plafonds de change accordés ainsi que sur leur fréquence n’a pas encore été clarifiée.

La seule information qui a fuité concerne l’allocation touristique qui sera accordée une fois par an, sur la base de la contrepartie du revenu déclaré.

La restriction de change limitée à la contre-valeur de 15000 DA devrait ainsi sauter et ouvrir d’autres paramètres autrement plus judicieux et objectivement réfléchis qui tiendront compte du salaire du candidat au voyage.

Un voyageur qui déclare un salaire de 100.000 DA devrait bénéficier d’une allocation de plus de 600 euros.

Il reste néanmoins à attendre le traitement qui sera accordé à cette proposition que les officiels refusent d’ebruiter pour l’instant.

Les études sont en cours actuellement pour examiner la faisabilité de l’opération et estimer son coût et ce dans un contexte de prudence financière eu égard à l’obligation de maintenir les équilibres d’une économie qui continue de se voir irriguer essentiellement par les recettes des hydrocarbures.

Pour autant la proposition rapportée ici nous a été bel et bien confirmée par certaines parties  en charge du dossier.

K.A

 

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