Énergie: Le gazoduc Transsaharien passera bel et bien par l’Algérie

Le ministre nigérian des Affaires Etrangères, Yusuf Tuggar, a confirmé, lundi à Alger, que le gazoduc Transsaharien passera bel et bien par l’Algérie.

Dans une déclaration à la presse en marge du 10e séminaire de haut niveau sur la sécurité et la paix en Afrique, clôturé lundi, M. Tuggar a indiqué que des « progrès significatifs et notables » ont été réalisés dans le cadre du projet de ce gazoduc dans les régions algérienne et nigériane.

Il a aussi rappelé que l’Algérie et le Nigeria sont considérés parmi les plus importants pays producteurs de gaz, ajoutant que l’Europe a besoin de cette énergie, ce qui constituait une «opportunité » pour l’Algérie, le Nigeria et le Niger.

La déclaration du ministre nigérian tranche avec les déclarations de responsables marocains qui ont affirmé, à plusieurs reprises, que le gazoduc qui devra relier le Nigeria à l’Europe va passer par leur pays. Un projet pourtant irréaliste vu la distance qui sépare le Maroc du Nigéria.

Une douzaine de pays, parfois instables, se trouvent sur la trajectoire du gazoduc qui devra, en plus de cela, franchir des zones de turbulences comme le Sahara Occidental.

A ces difficultés s’ajoute le temps, extrêmement long, qu’une telle réalisation demande. Des experts évoquent un délai d’au moins une quinzaine d’années, alors que le tracé actuel, qui passera par le Niger avant d’arriver en Algérie, est déjà prêt en partie, notamment en Algérie qui dispose déjà de trois canalisations qui approvisionnent l’Europe en gaz naturel.

Le Nigeria a également réalisé sa part du projet. Il ne reste donc que la partie nigérienne qui sera financée, en partie par les deux géants africains, l’Algérie et le Nigeria. Mais pour l’instant, aucun délai n’est fixé pour la livraison du projet.

Akli O.

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