Ghaza : Jusqu’où ira la folie sioniste ?

L’armée sioniste continuait ce samedi, son offensive, pour le 27ème jour consécutif, sur la bande de Ghaza, faisant de ce territoire l’un des plus maudits qui soient, sur Terre.

Au vacarme assourdissant des bombardements incessants, viennent s’ajouter le manque d’eau potable, l’électricité, la nourriture et les médicaments.

« Il n’y a ni trêve ni merci dans la bande de Gaza. Alors que l’armée israélienne poursuit son avancée dans l’enclave, achevant une manœuvre d’encerclement de la ville de Gaza, où se déroule le plus gros de sa bataille avec les forces du Hamas depuis le début de l’opération terrestre, le coût humanitaire payé par la population civile atteint des proportions sans précédent sur le territoire », rapportent unanimement ce samedi, plusieurs médias.

Dans la ville, plus d’un demi-million de personnes se trouvent en effet, exposées au feu , à des privations croissantes et à des conditions de vie de plus en plus difficiles.

Les abords immédiats des hôpitaux ont été pris pour cibles par des frappes aériennes. Comme ce fut le cas, pour l’Hôpital indonésien, qui avait pris en charge la plupart des victimes des frappes des jours précédents sur le camp de Jabaliya, dans le nord de la bande de Gaza.

« Les avions de chasse (israéliens) ont également frappé l’entrée de l’hôpital Al-Shifa, le plus important de l’enclave, où se sont massés des milliers de déplacés », écrit Le Monde.

Sur une vidéo filmée par un journaliste palestinien, Ismaïl Al-Ghoul, une foule d’hommes crie, affolés, autour de corps à terre à côté d’une ambulance dont l’avant a été partiellement détruit.

Selon le Croissant-Rouge, le convoi comportait cinq ambulances : « Quatre d’entre elles appartenaient au ministère de la santé [administré par le Hamas] et une au Croissant-Rouge palestinien. A un kilomètre de l’hôpital Al-Shifa, l’ambulance de tête a été prise pour cible par un missile, blessant les soignants et les personnes  à l’intérieur de l’ambulance».

Le massacre des enfants continue.

Un bombardement a également touché ce samedi, une école de l’ONU où s’abritent des déplacés, dans un camp de réfugiés, dans le nord de la bande de Gaza, faisant plusieurs victimes, selon le même quotidien.

L’agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens, l’UNRWA, a dans ce sens, fait savoir, qu’« au moins une frappe » avait « visé la cour de l’école où des familles déplacées étaient installées sous des tentes, et une autre frappe à l’intérieur de l’école où des femmes préparaient du pain ».

Des enfants se trouvent parmi les morts, a précisé la porte-parole de l’UNRWA, Juliette Touma, dans cette école qui accueillait, à la mi-octobre, 16 000 déplacés.

Le ministère de la santé palestinien a affirmé que quinze personnes ont été tuées dans ce bombardement.

« Le massacre de l’école Al-Fakhoura perpétré par l’occupant israélien ce matin a fait quinze martyrs et soixante-dix blessés », a rapporté le porte-parole du ministère, Ashraf Al-Qidreh, lors d’une conférence de presse.

Le ministère avait dans un premier temps publié un bilan de douze morts et cinquante-quatre blessés. Aucun bilan n’a pu être établi pour le moment par une organisation indépendante.

Vendredi soir, une frappe sur une école transformée en abri de fortune pour les personnes déplacées dans le nord de la bande de Gaza a fait vingt morts et des dizaines de blessés, selon le gouvernement du Hamas.

Le 2 novembre, l’UNRWA avait annoncé que quatre de ses écoles dans le territoire abritant des déplacés de la guerre avaient été touchées par des bombardements qui ont fait vingt-trois morts.
Depuis le 08 octobre, près de 10 000 personnes sont mortes, selon le mouvement islamiste. Le drame des Palestiniens continue.

Y.O

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