Droit international humanitaire : l’Algérie réaffirme ses engagements à Genève
Représentée par la colonelle Kahina Aït Abdesselam, la délégation algérienne a rappelé l’ancrage historique de cet engagement, de l’Émir Abdelkader à l’adhésion aux Conventions de Genève en 1960.

Par Rym Hamadi
L’Algérie a réaffirmé son attachement aux principes du droit international humanitaire (DIH) lors du Dialogue mondial sur le droit international humanitaire, organisé les 3 et 4 novembre à Genève, à l’initiative du gouvernement suisse et du Comité international de la Croix-Rouge (CICR). Sa délégation y a participé en coprésidant le groupe de travail de l’Initiative mondiale pour le droit international humanitaire consacré à la protection des infrastructures civiles.
Prenant la parole au nom de la délégation, la colonelle Kahina Aït Abdesselam a affirmé que cet engagement s’appuie sur un héritage historique antérieur à la codification du DIH contemporain. Elle a cité les pratiques de l’Émir Abdelkader en matière de protection des prisonniers, de traitement humain et de préservation de leur dignité, ainsi que celles de l’Armée de libération nationale (ALN) pendant la Révolution de libération, qui ont consacré le respect des règles de la guerre et le traitement humain.
Un engagement juridique ancien
Sur le plan juridique, la colonelle Aït Abdesselam a rappelé que le Gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA) avait déposé, le 20 juin 1960, ses instruments d’adhésion aux quatre Conventions de Genève de 1949, en pleine guerre de libération. Cet engagement a été renforcé après l’indépendance par l’adhésion aux deux Protocoles additionnels de 1977, ainsi qu’à diverses conventions portant interdiction ou limitation de certaines armes et méthodes de guerre.
Une intégration dans le dispositif national
L’attachement de l’Algérie aux principes humanitaires ne s’est pas limité à l’adhésion aux conventions internationales, a-t-elle ajouté : il s’est traduit par leur intégration dans le dispositif juridique et institutionnel national, notamment au sein de l’institution militaire, par la diffusion d’une culture du DIH et son inscription dans les programmes de formation et d’entraînement.
Elle a notamment évoqué l’élaboration d’un manuel de droit international humanitaire destiné à l’Armée nationale populaire (ANP), conçu pour renforcer le respect de ces règles et garantir leur application sur le terrain.
La représentante de la délégation algérienne a conclu en soulignant que la promotion du DIH est une responsabilité collective, qui exige de poursuivre l’engagement, de renforcer la coopération avec le CICR et de bâtir une volonté commune donnant la priorité aux considérations humaines.
R. H.




