Elle nous livrait une «nouvelle» chaque semaine: Neikhla Larbi s’éteint après une rude bataille contre ce mal qui ne pardonne point…

Par Rebiai Nedera.
Repose en paix, notre ZOUAKHA …
Neikhla Larbi, Nahla Rif Nina.k
On était, dit-on, préparés.
Mais quelque chose en nous refusait obstinément d’y croire, de l’accepter vraiment.
Personnellement, je m’accrochais à ce N. que nous avions en commun, à tes écrits, à ta rubrique.
Te lire était un plaisir rare, presque un rendez-vous. Partager tes papiers, une évidence.
Le dernier date du 6 décembre : Les mains calleuses…
Et comme une prémonition, tes derniers mots résonnent encore, lourds et lucides à la fois :
« Un jour, son tour viendra, elle partira, oui, j’en suis convaincue : elle partira. »…et tu es partie ce matin, après un long combat mené dans le silence, la dignité et un courage qui forçait le respect.
La maladie n’a jamais réussi à te voler l’essentiel : ton sourire, ta lucidité, ta force intérieure, ni cette flamme qui animait ta plume.
Collègue, sœur d’encre et de vérité, Neikhla Larbi faisait partie de ces journalistes rares dont les mots ne se contentent pas d’informer, mais savent toucher, déranger parfois, éclairer souvent.
Sa plume était unique, sincère, profondément humaine. Elle écrivait comme elle vivait : avec intensité, amour, honnêteté et engagement.
Combattante hors norme, elle a affronté la douleur avec une bravoure silencieuse, sans jamais se plaindre, sans jamais renoncer à ce qu’elle aimait : le métier, les mots, la vérité. Même affaiblie, elle restait debout par l’esprit, fidèle à ses convictions, fidèle à elle-même.
Son départ laisse un vide immense, dans les rédactions comme dans les cœurs. Mais elle nous lègue un héritage précieux: celui du courage, de la dignité face à l’épreuve, et de l’amour du journalisme lorsqu’il est exercé avec âme.
Ta voix s’est tue, mais ta plume continuera longtemps de résonner dans nos mémoires.
Adieu, chère Neikhla Larbi
R.N




