2026, une année phare pour l’Algérie : les prévisions chiffrées du président Tebboune

« Avant l’heure, ce n’est pas l’heure…».

C’est ainsi qu’a répondu le président de la république au journaliste qui lui demandait s’il serait partant pour les prochaines élections.

Libre à chacun d’apprécier et d’en tirer les conclusions.

Au cours de cette fraîche rencontre avec les médias retransmise ce samedi par la télévision algérienne, Abdelmadjid Tebboune a fait beaucoup d’annonces. Aussi bien sur des questions économiques que sur  celles liées à la diplomatie et à la politique étrangère.

Alors Abdelmadjid Tebboune, partant pour un second mandat ?

Il affichera  un large sourire pour dire qu’il ne répondra pas à cette question, laissant entendre que «chaque  chose en  son temps».

Cependant, le contenu de cette rencontre aura le mérite de laisser entrevoir plusieurs points qui clarifient la situation actuelle. Politique et économique.

Sur l’essentiel , Tebboune a expliqué sa vision et a notamment clarifié les motifs à l’origine de la décision d’anticiper les présidentielles.

Il s’agit de « considérations purement techniques. Le mois de décembre n’a jamais été une date officiellement inscrite pour les élections…»

Et d’ajouter que l’organisation des élections fixée au 7 septembre convient mieux aux citoyens et répond à ces seules motivations qui s’articulent autour du retour des périodes de vacances. Une date qui pourrait donc s’avérer plus appropriée.

Le président Tebboune signalera au passage l’emballement de certaines voix qui se sont investies dans une campagne de propagande visant à suggérer l’existence d’un malaise au sein des centres de décision du pays.

Au registre économique, Tebboune aura été particulièrement confiant et sûr de ses prévisions. Il a notamment projeté l’Algérie sur une embellie à court et à moyen terme avec des chiffres aussi précis qu’eloquents.

À l’horizon « 2026, vers le premier trimestre, le PIB de l’Algérie atteindra les 400 milliards de dollars » lance-t-il.

Pratiquement, d’ici là le PIB aura doublé, actuellement il est autour de 220 milliards de dollars.

Il cite également au chapitre des progrès le taux de croissance qui touche les 4,2%, tout en indiquant qu’en 2026, l’Algérie pourra être fière de se voir considérée comme « un pays émergent et non plus un pays en voie de développement ».

Le président rappelle que ces chiffres sont authentiques et parfaitement certifiés par les instances internationales tels la banque mondiale et le FMI.

Autant de projections que Tebboune construit sur des données actuelles qui suggèrent le démarrage d’une machine dont les résultats deviendront économiquement perceptibles à l’horizon 2026.

Cette même année qui verra l’augmentation des salaires atteindre sa maturation , c’est à dire qu’ils seront doublés à la faveur du complément des 53% de valorisation attendue.

Dans cette rencontre avec la presse, le président de la république a laissé se décliner non pas un programme d’action mais plutôt une échéance de récolte attendue des « 6000 dossiers d’investissements enregistrés et des efforts entrepris pour maîtriser la facture d’importation tout en travaillant à la réévaluation du dinar qui a subi une chute consécutive à la planche à billets dont les effets inflationnistes continuent de peser sur l’économie du pays ».

En tous les cas, le futur président de l’Algérie sera un homme…heureux.

A.A

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