17 heures dans une ambulance à chercher un…hôpital qui l’accepterait…

Elle a passé 17 heures dans une ambulance et fait le tour de 5 hôpitaux à Alger.

Certains médecins ont affiché un grand mépris à l’égard de la malade.

Une malade, atteinte d’une ménorragie , fut transférée de l’hôpital de Ain Bessem  (Bouira)  vers Mustapha Bacha et a dû passer pas moins ….de 17h dans une ambulance !!

Elle a fait le tour de 5 hôpitaux. Selon, son mari et l’équipe paramédicale qui l’avaient accompagné, ils ont subi les pires humiliations de leur vie et un comportement indigne et contraire à l’éthique de la profession de la part de certains médecins.

La genese de la péripétie avait débuté le mardi 25 Août, lorsque A. hadda, fut évacuée vers l’Hôpital de Ain Bessem vers 9h du matin pour une ménorragie.

Admise aux urgences, et les premières  analyses démontrent son état inquiétant, nécessitant une prise en charge médicale spécialisée.

Vers 23h, elle fût transférée avec une lettre d’orientation vers l’hôpital Mustapha.

A 1h du matin, arrivée aux urgences, le médecin de garde, sans ausculter la malade, leur signifie de se diriger vers Beni Messous.

Aux urgences de Béni Messous, elle est orientée vers la maternité, l’équipe médicale juge que ce n’est pas un cas de gynécologie partant elle est orientée vers Birtratria.

À Birtraria, elle est renvoyée une 2eme fois vers Beni Messous pour un scanner sur le Covid19.

Il est déjà 6h du matin. Le médecin radiologue, qui dormait, refuse de rejoindre son poste malgré les différents appels de l’agent de sécurité.

Ce n’est que vers 9h30 qu’une autre équipe arrive. Après les résultats du scanner, elle repart vers le service de la médecine interne d’EL Biar.

L’équipe paramédicale, lui réserve enfin un bon accueil et se voit admise au 1er étage.

Un médecin interniste arrive . Avec mépris, s’adresse aux accompagnateurs : « je ne peux rien faire pour elle et le médecin spécialiste est en réunion. Allez- voir celui qui vous a prescrit cette lettre d’orientation ».

Sur un ton loin aussi froid que dégradant…

Direction Birtraria encore une fois, et rebelote orientation vers l’annexe du service hématologie à l’EPSP de Bouzareah.

L’équipe paramédicale présente le dossier médical au médecin spécialiste qui recommande des analyses. En moins d’une demi-heure, les résultats effectués chez le laboratoire…privé sont prêts.

Ce n’est qu’à 15h que le médecin, sans aucune consultation s’adresse à l’équipe paramédicale « pourquoi vous l’avez remenée ici? Vous aves un service hématologie à Bouira. Prenez là et partez d’ici ».

( cette scène s’est produite en notre présence.)

l’équipe paramédicale qui accompagne la malade  avait exigé un écrit pour justifier auprès de leur supérieur hiérarchique et le médecin rétorque « laissez là même si elle meurt je ne la touche pas ».

Ses parents se sont adressés à la direction de l’EPSP, mais on leur a signifié que ce service n’est pas sous leur autorité néanmoins , un médecin s’est donné la peine d’aller s’enquérir de la situation.

Pour s’en débarrasser, le médecin leur demande de faire un fond d’œil, alors que les analyses donnent le taux de plaquettes à 14000/mm3 thrombopénie sévère.

Devant tous ces refus  » algérois » et face à l’insouciance des uns, l’équipe paramédicale prend le risque de rentrer à l’hôpital de Bouira où la malade a été….finalement bien prise en charge avec la transfusion des plaquettes.

D’ailleurs, plus de 20 donneurs de sang se sont déplacés Mercredi matin au centre de transfusion sanguine de l’hôpital de Bouira après l’appel lancé sur les ondes de la radio locale.

Abdellah DEBBACHE

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