Washington cible l’île de Kharg pour s’emparer du pétrole iranien : Le pari dangereux de Trump

Par Kahina Hammoudi
Au plus fort de la guerre américano-iranienne qui étrangle le détroit d’Ormuz, l’administration Trump envisage de s’emparer des champs pétroliers iraniens, l’île de Kharg en tête – bastion stratégique à 16 miles du continent, à 300 du détroit, encore intact face aux frappes.
Ian Bremmer, expert de GZERO Media, le martèle : 80 à 90% des exportations iraniennes transitent par Kharg, plaque tournante des supertankers. « Prendre le contrôle exerce un levier colossal sur Téhéran sans fouler sa capitale », assène-t-il dans The Hill, pour plier le régime du nouveau Guide suprême, Mojtaba Khamenei, béni par Poutine.
Des officiels l’ont confié à Axios : ce scénario a déjà été disséqué à la Maison Blanche. Yair Lapid, chef de l’opposition israélienne, enfonce le clou : rasez les installations pour « paralyser l’économie et abattre le régime ». Mark Gustafsson, ancien patron des opérations à la Maison Blanche, sent Trump tenté : marine iranienne pulvérisée par les bombes US-israéliennes, soif d’hégémonie pétrolière américaine.
Pourtant, le guêpier attend : troupes au sol, tollé électoral en pleine année de midterms, drones iraniens en guet-apens. Cette île, joyau stratégique, risque de virer au bourbier irakien.
K. H.




