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USA suspend les visas pour 75 pays dont l’Algérie : Trump durcit l’immigration dès le 21 janvier

Par Kahina Hammoudi

Les États-Unis gèlent les visas d’immigration pour 75 pays, dont l’Algérie, dans une décision choc annoncée par la Maison Blanche. Caroline Leavitt, porte-parole, a confirmé sur X : « Les USA suspendent tous les visas pour 75 pays, dont Somalie, Russie et Iran ». Objectif affiché : contrôler les migrants susceptibles de peser sur les aides sociales américaines.

Memo du State Department : refus systématique jusqu’à réévaluation

Selon Fox News, un mémo du Département d’État ordonne aux consulats de rejeter les demandes de visas sous la loi existante, en attendant une refonte des contrôles sécuritaires. Application dès le 21 janvier 2026, pour une durée indéterminée. « Nous utiliserons nos pouvoirs légaux pour déclarer inadmissibles les immigrants potentiels qui deviendraient une charge publique ou abuseraient de la générosité américaine », déclare Tommy Pigott, porte-parole du State Department.

Trump recourt à sa vieille recette xénophobe, critiqué de toutes parts

Cette décision ravive la politique anti-immigration de Donald Trump, qualifiée de « raciste et discriminatoire » par les démocrates. Nancy Pelosi dénonce un « retour en arrière dangereux qui punit les nations pauvres au profit d’une élite américaine ». Alexandria Ocasio-Cortez fustige sur X : « Trump ferme à nouveau nos portes aux réfugiés et familles laborieuses, par pur calcul électoral ».

Les organisations de défense des droits humains s’indignent : l’ACLU promet des recours judiciaires, qualifiant la mesure de « violation des valeurs américaines ». Human Rights Watch alerte : « Cette politique xénophobe cible les pays musulmans et africains, rappelant les pires heures du travel ban ». Même des républicains modérés comme Mitt Romney mettent en garde contre « l’isolement économique et diplomatique des États-Unis ».

L’Algérie dans la liste noire avec pays arabes et africains

L’Algérie figure parmi les pays visés, aux côtés d’Égypte, Maroc, Tunisie, Libye, Soudan, Nigeria et autres nations à risque migratoire. Cette mesure Trump s’inscrit dans sa politique « America First », visant à stopper l’immigration illégale et protéger les ressources publiques US.

Amériques : Antigua, Bahamas, Barbade, Belize, Brésil, Colombie, Cuba, Dominique, Grenade, Guatemala, Haïti, Jamaïque, Nicaragua, Saint-Kitts, Sainte-Lucie, Saint-Vincent, Uruguay.

Europe de l’Est : Albanie, Biélorussie, Bosnie, Kosovo, Moldavie, Monténégro, Macédoine du Nord.

Asie/Moyen-Orient : Afghanistan, Arménie, Azerbaïdjan, Bangladesh, Bhoutan, Cambodge, Fidji, Géorgie, Iran, Irak, Jordanie, Kazakhstan, Koweït, Kirghizstan, Laos, Liban, Mongolie, Myanmar, Népal, Pakistan, Russie, Syrie, Thaïlande, Ouzbékistan, Yémen.

Afrique (dont Maghreb) : Algérie, Cameroun, Cap-Vert, Côte d’Ivoire, RDC, Égypte, Érythrée, Éthiopie, Ghana, Guinée, Liberia, Libye, Maroc, Nigeria, Congo, Rwanda, Sénégal, Sierra Leone, Somalie, Soudan du Sud, Soudan, Tanzanie, Gambie, Togo, Tunisie, Ouganda.

Cette décision tombe mal pour des milliers d’Algériens rêvant du « rêve américain ». Washington priorise sa sécurité intérieure au détriment des flux migratoires. La diaspora algérienne aux USA devra revoir ses projets familiaux.

K. H. 

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