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Une avocate britannique de 94 ans arrêtée lors d’une manifestation de soutien à la Palestine à Londres

Par Rym Hamadi 

L’ancienne avocate et militante britannique des droits humains Margaret Owen, âgée de 94 ans, a de nouveau été arrêtée en vertu de la loi antiterroriste lors d’un rassemblement devant l’ambassade des États-Unis à Londres, organisé contre l’interdiction frappant le mouvement « Palestine Action », a annoncé l’organisation Defend Our Juries.

Dans une publication sur ses réseaux sociaux, l’organisation indique que de nouvelles arrestations ont eu lieu lors de la manifestation du samedi 31 octobre, portant à plus de 4 000 le nombre total de personnes arrêtées au Royaume-Uni en vertu de la loi antiterroriste pour avoir défié l’interdiction du mouvement.

« Palestine Action » est un mouvement de protestation britannique favorable à la cause palestinienne, fondé en 2020. Il recourt à l’action directe pour viser des entreprises et des sites liés à l’industrie d’armement sioniste, dans le but de mettre fin à la vente et à l’exportation de matériel militaire à l’entité sioniste. Les actions de ses militants ont inclus des intrusions dans des installations et des dégradations de biens, des activités sur lesquelles le gouvernement britannique s’est appuyé pour interdire le mouvement et le classer comme organisation terroriste en vertu de la loi antiterroriste de 2000, à compter du 5 juillet 2025.

De son côté, Defend Our Juries organise des manifestations contre cette interdiction. Cette organisation britannique non gouvernementale et à but non lucratif, fondée en 2023, a pour axe d’action la défense du droit des jurés à rendre leur verdict en conscience et la garantie du droit à un procès équitable. Elle s’oppose à l’interdiction de « Palestine Action », estimant que son application porte atteinte à la liberté d’expression et de manifestation, et organise des actions pacifiques pour la contester.

Mme Owen avait déjà été arrêtée lors d’une manifestation devant le congrès du Parti travailliste britannique à Liverpool, le 27 septembre dernier. Elle a déclaré qu’elle cherchait depuis des mois à se faire arrêter.

Elle a expliqué avoir alors été conduite dans un poste de police éloigné du lieu de la manifestation, où ses empreintes digitales ont été prises, avant de se voir notifier les conditions de sa libération sous caution, qui l’obligent à se présenter dans un poste de police le 27 décembre prochain.

R. H. 

 

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