Un véritable casse tête chinois: Quels prix raisonnables pour les carburants?

Par Khaled Remouche 

La hausse légère des prix des carburants qui a suscité maintes reactions au sein de l’opinion publique soulève la question de maintenir ou non le statut quo ou tout simplement la politique des petits pas.

La seconde option si elle ne s’accompagne pas d’une communication claire et transparente risque d’avoir des conséquences fâcheuses.

La première question est très sensible, d’autant que le chef de l’Etat insiste sur la nécessité de préserver les couches moyennes.

Maintenir les subventions sur les carburants veut dire contribuer à la protection du pouvoir d’achat de la majorité de la population.

Mais cette option comme une hausse légère des prix des carburants a comme inconvénient le gaspillage des produits pétroliers et un frein aux exportations de produits raffinés tant les besoins domestiques en produits pétroliers sont actuellement en forte croissance.

L’alternative peut être un pack : privilégier d’autres formes de mobilité : métro, tramway, voie ferrée.

Mais les réseaux des deux premiers modes doivent être plus denses ou plus étendus qu’aujourd’hui.

Le rail doit être également plus développé. Ce qui nécessite d’importants investissements dont les fruits ne peuvent être cueillis qu’à moyen terme voire à long terme.

L’autre solution est l’économie d’énergie par l’introduction sur le marché via l’importation ou le montage de véhicules localement moins énergivores. Cela demande une vision à long terme de la mobilité urbaine.

Aujourd’hui , nous sommes contraints par la sensibilité de ce dossier d’observer le statu quo ou d’adopter des demi mesures qui assurent la paix sociale.

Mais demain, quelle politique faudra- t-il adopter pour atteindre cette sobriété énergétique ?

Le bon sens indique qu’elle doit être graduelle.

K.R

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