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Taxes douanières : Trump défie la Cour suprême et impose sa loi

Par Kahina Hammoudi  

Donald Trump hausse le ton, passant en force sa taxe douanière mondiale de 10% à 15% dès aujourd’hui, malgré l’arrêt cinglant de la Cour suprême qui a retoqué sa politique commerciale. Cette surenchère, postée sur son réseau social fétiche, balaie d’un revers de main une décision jugée « ridicule » et « anti-américaine » par le locataire de la Maison Blanche.

Le bras de fer judiciaire

Vendredi, six juges sur neuf ont invalidé le décret de Trump, arguant qu’il ne justifiait pas ces droits de douane par une urgence économique. Prévue pour le 24 février sur 150 jours, avec exemptions pour pharma et USMCA, la mesure visait UE, Japon, Corée du Sud et Taïwan, plafonnés à 15%. Trump, qui l’avait signée la veille du Bureau ovale, contre-attaque par un « examen approfondi » et un relèvement immédiat.

Réactions européennes mesurées

Emmanuel Macron salue les « contrepouvoirs démocratiques », prônant des règles loyales et un apaisement face aux unilatéralismes. Friedrich Merz, chancelier allemand, appelle à une réponse unie de l’UE, rappelant que la politique douanière est bruxelloise, avant sa rencontre avec Trump à Washington. Paris et Berlin unissent leurs voix dans un concert prudent, mais déterminé.

Enjeux géoéconomiques profonds

Ce passage en force révèle les fractures du commerce mondial : Trump reshape l’ordre établi au nom du « Liberation Day » américain, au risque d’une guerre tarifaire qui pèsera sur les consommateurs US et les exportateurs européens. L’UE, déjà fragilisée par ses divisions internes, doit articuler une riposte solidaire pour contrer ce protectionnisme revanchard, sous peine de voir s’effriter son influence face à un Amérique isolationniste.

K. H.

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