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Skikda : 2 250 capsules de psychotropes saisies à la gare routière, trois suspects arrêtés

Par Rihane Naïli 

Les éléments de la brigade mobile de la police judiciaire de la sûreté de wilaya de Skikda ont arrêté trois personnes soupçonnées de détention, de transport et de commercialisation de substances psychotropes. 2 250 capsules du médicament « prégabaline » ont été saisies.

Une opération menée à partir d’un renseignement

Selon un communiqué des services de sûreté de la wilaya, l’opération fait suite à l’exploitation d’informations signalant une tentative d’acheminer une cargaison de psychotropes vers le centre-ville de Skikda via la gare routière.

Sur la base de ces éléments, la brigade a mis en place une surveillance des déplacements des suspects. Elle a ensuite interpellé les trois individus en différents endroits de la ville et saisi la cargaison en leur possession.

Présentation devant la justice

Une fois les procédures légales achevées, les suspects ont été présentés devant le procureur de la République territorialement compétent près le tribunal de Skikda.

Un contexte de durcissement de la lutte contre la drogue

Cette opération intervient alors que les autorités algériennes ont intensifié leurs mesures contre les réseaux de trafic de drogues et de psychotropes, en renforçant les outils sécuritaires et judiciaires dédiés.

Le Haut Conseil de sécurité, réuni en septembre dernier, a annoncé la création d’un organe de sécurité spécialisé dans la lutte contre la drogue, ainsi que d’une prison de haute sécurité à l’extrême sud du pays, destinée aux barons de la drogue et aux trafiquants.

Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a également présidé en septembre une réunion consacrée au suivi des travaux de transformation d’une caserne militaire, dans le Grand Sahara, à Tinzaouatine, en prison réservée aux barons de la drogue et à leurs trafiquants. Les modalités de sa réception, de sa mise sous tutelle du ministère de la Justice et de son entrée en service ont été examinées.

Le législateur a par ailleurs durci le cadre répressif des infractions graves liées aux stupéfiants et aux psychotropes, avec la loi n° 25-03 du 1ᵉʳ juillet 2025, qui prévoit la peine de mort dans des cas aggravés définis par le texte, notamment certaines infractions liées à la criminalité organisée transnationale ou portant atteinte à la sécurité nationale ou à l’ordre public.

Ce dispositif s’est accompagné d’une fermeté judiciaire accrue : les premières condamnations à mort dans des affaires de trafic de drogues et de psychotropes ont été prononcées par la cour d’Alger, visant trois accusés présents et six en fuite. Les dossiers portaient sur 113 kilogrammes de cocaïne et 225 030 comprimés de prégabaline, selon l’Office national de lutte contre la drogue et la toxicomanie.

R. N. 

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