A la Une

Sifi Ghrieb fixe fin 2026 pour le quai minéralier d’Annaba

Par Kahina Hammoudi

Le Premier ministre Sifi Ghrieb n’a pas mâché ses mots lors de sa visite surprise ce samedi au port d’Annaba : le quai minéralier, clé de voûte du méga-projet phosphate intégré, sera livré fin 2026, un point c’est tout.

 Cette échéance ferme sonne comme un électrochoc, impulsée par les injonctions répétées du président Tebboune pour accélérer les chantiers structurants.

Une accélération sous haute pression

Au lendemain du Conseil des ministres, c’est une réunion d’urgence pilotée par le ministre des Travaux publics Abdelkader Djellaoui qui a donné le ton, avec un rapport mensuel exigé par Tebboune lui-même. Ghrieb, en terrain conquis dans l’est algérien, a inspecté les avancées : allongement de digue, plateforme de base, connexion ferroviaire sur 422 km jusqu’à Bled El Hadba à Tébessa.

Objectif affiché ? Booster les exportations de phosphate et d’engrais, viser 10 millions de tonnes annuelles, et briser la dépendance aux hydrocarbures.

Les autorités locales d’Annaba, wali en tête, jurent suivre le rythme, facilités administratives et obstacles levés au bulldozer.

Du lancement aux défis enfouis

Les travaux ont démarré en février 2024, après feu vert du Conseil des ministres pour un marché de gré à gré “urgent”. Le quai de 1.600 m de long, 16 m de profondeur, sur 82 hectares, accueillera des géants des mers pour évacuer les minerais vers l’international – première ligne d’export pour l’Algérie post-hydrocarbures.

Reste que les partenaires étrangers et la coordination interministérielle (Travaux publics, Intérieur, Transports) sont sous surveillance accrue : un dérapage, et c’est l’exploitation au T1 2027 qui saute.

Ce chantier n’est pas qu’une jetée de plus ; il scelle la transformation économique de l’Est, reliant extraction à Tébessa à l’océan. Ghrieb l’a martelé : “Fin 2026 ou rien.”

K. H.

Articles similaires

Bouton retour en haut de la page