Sahara Occidental : report du vote au Conseil de sécurité, une manœuvre malsaine pour légitimer l’occupation marocaine

Par Kahina Hammoudi 

Le vote au Conseil de sécurité de l’ONU sur la résolution 2025 concernant le Sahara Occidental, initialement fixé au jeudi 30 octobre 2025, a été reporté à vendredi 31 octobre, officiellement pour cause d’« urgence soudanaise ».

Ce report masque un théâtre d’ombres où se joue une manœuvre diplomatique destinée à légitimer l’occupation illégale du Sahara par le Maroc.

Cette résolution, fabriquée sur mesure pour valider le plan marocain d’«autonomie », implique hypocritement l’Algérie comme « partie prenante » et réactive la vieille obsession du recensement des réfugiés de Tindouf dans une vaine tentative de détourner l’attention du véritable drame sahraoui.

Ce texte est une violation manifeste du droit international. Il trahit les principes fondamentaux de la décolonisation et nie le droit inaliénable du peuple sahraoui à l’autodétermination, droit reconnu depuis des décennies par l’ONU et confirmé par la Cour de justice de l’Union européenne.

Les États-Unis, fers de lance de cette manœuvre, jouent un rôle lamentable en soutenant ouvertement cette résolution illégitime, transformant l’instance onusienne en une chambre d’enregistrement au service des intérêts marocains.

Ce soutien compromet gravement la crédibilité de l’ONU et entrave la paix durable.

L’Algérie, fidèle à sa posture historique, ne cesse de défendre avec fermeté le droit international et le respect des droits des peuples.

Loin d’être en conflit direct avec le Maroc, c’est bien ce dernier qui alimente la tension par ses provocations répétées.

La fermeture frontalière unilatérale en 1994, acte politique agressif et illégal, demeure un point noir dans les relations maghrébines, imposé par Rabat pour isoler l’Algérie et empêcher toute dynamique régionale constructive.

Le Maroc continue son jeu trouble, soutenant des factions hostiles et multipliant les manigances diplomatiques pour imposer son occupation au Sahara Occidental.

Ce contexte est d’autant plus symbolique qu’il survient à la veille du 1er novembre, date anniversaire du déclenchement de la révolution algérienne contre le colonialisme français.

Ce moment fort rappelle à la nation algérienne la primauté de la lutte pour la liberté et la justice, principes que l’Algérie porte avec constance en soutenant le droit du peuple sahraoui à sa souveraineté.

Au lieu de respecter cette lutte légitime, le Maroc et ses alliés atlantistes, notamment les États-Unis, préfèrent perpétuer un statu quo inacceptable, en validant l’occupation par la diplomatie du déni.

Cette résolution fait ainsi de l’ONU le complice silencieux d’une colonisation scandaleuse, faisant fi des centaines de résolutions qui réclament un référendum libre et transparent pour les Sahraouis.

Ce report ne doit pas faire illusion. Il dissimule une volonté de cautionner l’injustice, de trahir les règles du droit et de sacrifier la paix véritable à des intérêts égoïstes.

L’Algérie, de par sa vocation historique et son engagement sans faille, restera le rempart inébranlable de la légalité internationale et du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.

K. H. 

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