Sadaoui hausse le ton : Écoles privées, spécialisez-vous ou fermez !
Le ministre de l'Éducation, Mohamed Seghir Sadaoui, annonce la reprise des agréments pour écoles privées dès le nouveau cahier des charges. Virage vers IA, cybersécurité et nanosciences, sur injonction de Tebboune. Fin du laxisme post-2022 pour une éducation de qualité.

Par Kahina Hammoudi
Le ministre de l’Éducation nationale, Mohamed Seghir Sadaoui, lâche une annonce qui pourrait relancer le secteur des écoles privées : les agréments reprendront dès la publication du nouveau cahier des charges, en attente au Secrétariat général du Gouvernement.
Mais attention, ce n’est pas un feu vert sans conditions. Le département veut réorienter ces établissements vers des spécialités pointues – informatique, cybersécurité, nanosciences, intelligence artificielle – pour coller aux ambitions de l’État et combler les lacunes d’un système éducatif trop généraliste.
Lors d’une plénière au Conseil de la Nation, présidée par Azouz Nasri, Sadaoui a été clair : sur 628 écoles privées réparties dans 38 wilayas, beaucoup ont profité d’un contrôle laxiste pour déraper.
Retour en 2022 : scandale, suspensions d’agréments, et création d’une commission multisectorielle pour refaire les règles du jeu. « On ne badine plus », semble dire le ministre, qui lie toute nouvelle ouverture à la carte scolaire, aux besoins réels des territoires et à des dossiers béton pour des structures spécialisées. Aux investisseurs tentés par le privé : soumettez vos projets, mais respectez les normes, ou restez sur le carreau.
Rappel des faits : entre 2004 et 2005, le privé s’est implanté avec un cahier des charges strict, imposant les programmes officiels. Puis le laxisme a gagné, jusqu’à la fermeté récente.
Et derrière tout ça, l’ombre du président Abdelmadjid Tebboune, qui pousse pour des filières scientifiques modernes, alignées sur la transformation numérique du pays.
Bien vu, mais sur le terrain, les parents et les élèves attendent plus : qualité réelle, pas juste des vitrines.
Quant au Bac, Sadaoui promet du confort – maisons de jeunes, mosquées ouvertes pour réviser. Mesure bienvenue en pleine période d’examens. Reste à voir si ces promesses tiendront la route, loin des annonces enflammées. L’éducation algérienne mérite mieux que des demi-mesures : elle a besoin d’un privé exigeant, au service d’un avenir compétitif.
K. H.




