Revue El Djeïch : l’Algérie, partenaire fiable et voisin loyal en Afrique

Par Kahina Hammoudi
Il y a des pays qui se présentent en Afrique avec des discours, et d’autres qui s’y tiennent avec des positions. L’Algérie appartient à la seconde catégorie. Malgré les manœuvres, les pressions et les tentatives de diviser la région, elle continue d’assumer son rôle de partenaire fiable et de voisin loyal, au service de la sécurité, de la stabilité et du développement du continent.
Dans son dernier numéro, la revue El Djeïch revient sur cette constante de la politique algérienne : l’appartenance à l’Afrique n’est pas une option conjoncturelle, ni une posture diplomatique. C’est une identité, un héritage et une responsabilité.
Une voix africaine qui refuse le silence
L’éditorial de la revue est clair : l’Algérie entend continuer à œuvrer pour l’unification de la parole africaine, la défense des intérêts du continent et la visibilité des aspirations de ses peuples. Elle refuse l’idée d’une Afrique reléguée au rang de simple objet des décisions prises ailleurs.
Car la question n’est pas seulement de participer aux instances internationales. Il s’agit de peser réellement dans le remodelage de l’ordre mondial. Une Afrique forte, solidaire et prospère ne peut pas se contenter d’être consultée : elle doit être écoutée, respectée et associée aux décisions qui engagent son avenir.
C’est dans cette logique que l’Algérie appelle les pays africains à unir leurs efforts, à dépasser les divisions et à faire prévaloir une action commune fondée sur la dignité et la souveraineté.
Une confiance construite, pas déclarée
La présence de l’Algérie au sein des plus hautes instances de l’Union africaine, notamment la Commission de l’Union africaine et le Conseil de paix et de sécurité, n’est pas un simple privilège protocolaire. Elle traduit une confiance accumulée grâce à des positions constantes sur les grandes causes du continent.
Cette confiance se lit aussi dans la multiplication des visites de dirigeants et de hauts responsables africains à Alger. Ces déplacements ne relèvent pas du hasard : ils témoignent d’une prise de conscience partagée face aux mutations profondes de l’espace régional et à la nécessité de diversifier les coopérations pour faire face aux défis sécuritaires, économiques et politiques.
Pour l’Algérie, être présente dans les organismes africains, c’est assumer une responsabilité historique : permettre aux Africains de prendre en main leur propre destin.
La paix par le dialogue, non par la dépendance
L’approche algérienne en matière de paix et de sécurité repose sur des principes simples, mais fermes : renforcer l’action collective africaine, rejeter les solutions extérieures imposées, privilégier le dialogue et respecter la souveraineté des États.
Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, chef suprême des forces armées et ministre de la Défense nationale, l’a rappelé : l’Algérie se veut un fédérateur qui unit, un appui qui soutient et une voix qui s’élève lorsqu’il s’agit de défendre les causes et les aspirations des États africains.
Cette position a été réaffirmée par le général d’armée Saïd Chanegriha, ministre délégué auprès du ministre de la Défense nationale et chef d’état-major de l’Armée nationale populaire. Pour lui, les États africains doivent consolider leur puissance nationale et leur immunité souveraine afin de construire ensemble un espace sûr, stable et fondé sur le respect mutuel — loin de toute logique de dépendance ou de subordination.
Le voisinage sahélien, une ligne rouge
Le message de El Djeïch est également adressé à ceux qui espèrent isoler l’Algérie de son environnement régional. Malgré les tentatives de saborder ses relations avec les pays frères et voisins, l’Algérie ne renoncera ni à son appartenance africaine ni à son attachement au Sahel.
Elle restera attachée à la souveraineté, à l’intégrité territoriale et à l’unité des peuples de la région, comme elle l’est à sa propre souveraineté et à son unité nationale. Parce qu’en Afrique, la stabilité d’un pays ne peut être durable si celle de ses voisins est fragilisée.
L’Algérie ne choisit pas ses principes selon les circonstances. Elle les défend, y compris lorsque cela dérange.
K. H.




