Réforme électorale en Algérie : vers 69 circonscriptions et 407 sièges à l’Assemblée populaire nationale

Par Kahina Hammoudi
Le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports, Saïd Sayoud, a présenté aujourd’hui un nouveau projet de loi devant la Commission des affaires juridiques, des libertés et des droits de l’homme de l’APN, visant à définir les circonscriptions électorales et le nombre de sièges à pourvoir au Parlement, en présence de la ministre des Relations avec le Parlement, Nadjiba Djilali.
Dans son exposé introductif, le ministre a précisé que ce projet s’inscrit dans le cadre des orientations du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, visant à adopter une approche participative fondée sur le dialogue et la concertation, afin de mettre en place un système électoral plus équitable et équilibré, basé sur des données démographiques précises.
Le projet prévoit une révision du nombre de circonscriptions électorales, qui passerait de 58 à 69, en adéquation avec le nombre de wilayas. Il inclut également une réévaluation du nombre de sièges de l’Assemblée populaire nationale, fixé désormais à 407 sièges.
Ces sièges seront répartis entre 395 sièges à l’intérieur du pays et 12 sièges réservés à la communauté nationale à l’étranger, dans le but de renforcer sa représentation par rapport au dispositif précédent.
Le texte prévoit aussi une révision des critères de répartition des sièges au sein du Conseil de la nation, en adoptant le critère démographique pour l’élection des deux tiers de ses membres, ce qui porterait le nombre total de sénateurs de 174 à 177 membres.
Le ministre a souligné que ce projet s’inscrit dans une réforme globale du cadre juridique et organisationnel régissant le processus électoral, visant à consacrer le principe d’égalité et à garantir une représentation équitable de toutes les wilayas du pays.
Ce texte devrait contribuer à renforcer le système représentatif en Algérie, en s’adaptant aux évolutions démographiques et administratives, tout en consacrant le principe de non-marginalisation de toutes les régions dans le processus démocratique.
K. H.




