Ramadhan 2026 : sérénité sur les étals d’Alger

Par Insaf Djoumati
La veille du Ramadhan, l’inquiétude coutumière paraît moins palpable. Cette année, les préparatifs menés par les autorités se traduisent visiblement sur le terrain. Les marchés offrent une disponibilité normale des produits essentiels (huile, semoule, sucre, viandes, fruits, légumes), sans attentes inhabituelles.
Les marchés : un apaisement notable
En comparant plusieurs marchés visités, tels que le marché Redha Houhou situé à la Rue Khelifa Boukhalfa, Alger-Centre, et situé a la rue Farhat Boussaad, d’Alger-Centre aussi, les prix sont annoncés comme confortables, surtout pour les aliments nécessaires (sucre, huile, semoule…).
Les courses s’opèrent calmement, sans ruée. « Le peuple algérien semble plus à l’aise », déclare une mère de famille.
Les prix des produits stratégiques restent encadrés : la viande rouge importée varie entre 1 250 DA et 1 500 DA le kilogramme, la viande locale entre 1 600 DA et 3 000 DA ; l’huile alimentaire de 5 litres se vend entre 570 et 650 DA au détail (prix de gros : 580 à 612 DA).
Pour les légumes : la pomme de terre entre 65 DA et 80 DA, les oignons entre 95 DA et 120 DA, la tomate à 90 DA.
Pour l’instant, aucune tension notable n’émerge. «Les transactions s’enchaînent dans un cadre relativement stable», annonce aujourd’hui M. Zaki Heriz, directeur de la Fédération algérienne des consommateurs, lors du forum organisé par le quotidien El-Moudjahid. Il ajoute : « Les autorités veillent au grain grâce à des cellules de suivi déployées dans les 69 wilayas, assurant un approvisionnement fluide et des prix justes ».
Une sérénité nationale en vue
Si la situation actuelle semble rassurante, cet équilibre demeure précaire : les premiers jours du Ramadhan seront décisifs pour valider cette dynamique sur la durée.
Pour l’heure, le constat est net : les produits sont là, bien visibles et accessibles. Dans l’économie du Ramadhan, ce premier signal suffit souvent à apaiser les esprits.
I. N.




