Présidente de l’association France-Algérie: Ségolène Royal veut avancer sur le dossier de la mémoire.

Par Merzak.Tigrine
Un mois après sa prise de fonction à la tête de cette association, l’ancienne candidate à l’Elysée s’est attaquée de front au problème de la mémoire, qui constitue un sujet épineux dans les relations algéro-françaises.
Ségolène Royal a déclaré ce samedi : « Je ferai tout ce que je peux pour que l’on puisse avancer sur le difficile problème de la mémoire ».
Poursuivant dans le même sens, elle martelera : « Je n’accepte pas le concept de la rente mémorielle parce que c’est une manière commode de délégitimer la parole des blessés de l’histoire ».
Ségolène Royal a estimé que « la mémoire des violences coloniales, n’est pas un calcul ou un intérêt, c’est un droit de reconnaissance de faits établis et documentés », tout en soulignant que « certaines blessures et les crimes de la colonisation française en Algérie n’ont pas été nommés totalement, ni réparés, ni excusés ».
Partant de ce constat, l’ancienne ministre française dira : « Eh bien, ils doivent l’être par la France, comme l’ont fait d’autres pays ».
Ainsi, pour la présidente de l’association France-Algérie, cette organisation veut « contribuer à la réflexion collective sur les conditions d’une coopération renouvelée et féconde, en mobilisant citoyens, responsables et acteurs engagés des deux rives de la Méditerranée ».
M.T




